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Utilisation des fonds de dotation : les collectivités locales efficientes doivent être primées (préfet)



Kaffrine, 18 fév (APS) - Le préfet de Kaffrine (centre-est) Abdourahmane Ndiaye a préconisé, dans le cadre de la gouvernance scolaire, une évaluation des collectivités locales qui peuvent se prévaloir d'une bonne utilisation des fonds de dotation pour une saine émulation.

"Nous devons dénoncer les collectivités locales qui rechignent à remettre effectivement à l'école les fonds de dotation destinés à l'amélioration du système et pourquoi ne pas évaluer celles-là les plus performantes", a relevé M. Ndiaye qui présidait lundi un atelier de plaidoyer du programme COSYDEP-Enda Graf Sahel.

"Il faudrait aussi oser pointer du doigt les failles relevées sur l'utilisation des fonds de dotation et primer les collectivités locales modèles pour servir d'émulation aux mauvais élèves", a soutenu le préfet de Kaffrine, se disant convaincu que cela aidera à améliorer la gouvernance du système.

M. Ndiaye a salué l'implication des acteurs non étatiques pour la bonne marche de l'école et a souhaité un apaisement de l'espace scolaire à travers "un engagement patriotique" du côté de l'Etat et des syndicats.

"Nous devons œuvrer à lever les dysfonctionnements dans le déroulement des programmes et projets de l'école, car il est incompréhensible que l'autorité administrative territoriale chargée de leur application à la base n'en maîtrise généralement pas tous les contours", a souligné M. Ndiaye.

"Nous devons revenir à l'orthodoxie car nombre de programmes et projets sont voués à l'échec, si l'administration n'est pas impliquée en amont", a souligné M. Ndiaye.

Au cours de cet atelier qui s'est déroulé en présence du coordonnateur de la COSYDEP (Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique), Cheikh Mbow, il s'est agi de construire un plaidoyer du processus et des acquis du programme COSYDEP-Enda Graf.

Celui-ci vise à améliorer la gouvernance scolaire par une participation effective des acteurs non étatiques, a indiqué l'animateur du projet à Kaffrine, El Hadji Abdoul Aziz Seck.

"Nous voudrions que les acquis du projet déroulé depuis novembre 2012 soient pris en compte dans l'élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation des politiques et des pratiques publiques en matière d'éducation et de formation dans les régions d'intervention que sont Diourbel, Kaffrine et Tambacounda", a soutenu M. Seck.

"Conscient que l'école est l'affaire de toute la communauté et que tout le monde doit y mettre du sien pour qu'on ait des résultats probants, nous avons travaillé à déceler la léthargie des organes de gestion et l'absence des acteurs non étatiques dans la gouvernance du secteur, élaboré des outils pour améliorer la gouvernance et organisé des ateliers de renforcement des capacités des acteurs", a indiqué M. Seck.

"Maintenant, il s'agit pour nous d'aider à la mise en place d'organes de gestion suivant un échantillon qui permet de toucher le comité régional de coordination et de suivi, le comité départemental de coordination et de suivi, le comité local d'éducation et de formation et le comité de gestion d'école", a estimé l'animateur du projet à Kaffrine.

PON/BK

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