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Une école supérieure des mines va résorber le déficit de techniciens



Mbour, 11 avr (APS) - L’étude sur la création d’une école supérieure des mines à Kédougou (Sud-est) poursuit la volonté des autorités sénégalaises de répondre à la nécessité de former des techniciens intermédiaires pour le secteur minier, a indiqué jeudi, Abdoul Aziz Ndiaye, coordonnateur des phases 1 et 2 de l’étude de ce projet.

M. Ndiaye présentait le rapport de son travail, à l’occasion de l’atelier national de validation de l’étude, à l’initiative de la Direction des mines et de la géologie. La rencontre, dont l’ouverture a été faite par le directeur de cabinet du ministre de l’Energie et des Mines, va durer deux jours et va aboutir sur des recommandations.

La création d’une école supérieure des mines est une initiative qui a été prise antérieurement par le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade, qui a régné de 2000 à 2012.

De l’avis de M. Ndiaye, les nouvelles autorités sont venues avec de nouvelles orientations, notamment de faire de cette école une structure de formation aux métiers des mines, du pétrole et de la géologie.

Avec l’évolution du secteur minier sénégalais, le Directeur des mines et de la géologie, Ousmane Cissé, a invité les acteurs à faire face à un défi énorme de la formation de qualité en ressources humaines.

‘’Nous avons constaté que l’industrie minière emploie, mais la base de l’emploi c’est la main-d’œuvre intermédiaire au niveau des techniciens et des ouvriers spécialisés’’, a-t-il relevé.

M. Cissé a confié qu'il avait constaté, sur la base de l’offre et de la demande, ‘’un besoin énorme de formation en termes de techniciens en mines, de géologie et de traitement de minerais’’.

Selon lui, les ouvriers nécessitent une formation très spécifique, en raison de l’industrie minière qui évolue sur la base des nouvelles technologies. ‘’Nous avons un système d’enseignement qui devrait être mis en adéquation par rapport à ces besoins nouveaux.’’

‘’Nous avons estimé qu’il faudrait nécessairement aller vers la formation à ce niveau-là’’, a insisté M. Cissé. Depuis 1980, a-t-il dit, le Sénégal a formé entre 250 et 300 ingénieurs.

‘’Seulement, nous formons beaucoup plus d’ingénieurs que de techniciens. Ce qui constitue un gap énorme à corriger. D’où l’importance de la création d’une école supérieure des mines’’, a ajouté le Directeur des mines et de la géologie.

‘’Nous avons réuni les membres du comité de pilotage de cette école pour discuter, apporter des observations et faire des recommandations par rapport à ce projet d’étude de création de cette école supérieure des mines, mais également, sur la base des documents qui ont été fournis, quelles sont les orientations nouvelles à apporter’’, a-t-il expliqué.

ADE/SAB

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