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Transformation des produits de la pêche : Une activité qui génère 180 milliards de devises par an



Même si son impact sur les recettes nationales n’est plus à démontrer, la transformation des produits alimentaires d’origine halieutique fait face à certaines contraintes qui menacent son développement sur les marchés de destination où la qualité est devenue un impératif commercial. Pour relever ce défi de la qualité, la direction des industries de transformation de pêche vient de boucler un atelier de renforcement de capacités des acteurs en vue de facilité une meilleure pénétration des marchés internationaux.

Malgré la crise que traverse le secteur depuis des années, la pêche contribue fortement dans les recettes budgétaires de l’Etat du Sénégal. En effet, selon le directeur par intérim des industries de transformation de la pêche, Diène Faye qu’exprimait lors d’un atelier de renforcement des capacités des acteurs de la transformation des produits halieutiques, près de 80 mille tonnes de produits de la pêche sont exportées en moyenne chaque année, dont plus de 50% vers l’espace de l’Union européenne. Ce qui équivaut à plus de 180 milliards de francs Cfa en termes de valeur commerciale. Mais pour lui, ces résultats peuvent être améliorés au vu des potentialités du pays dans ce domaine. Chose à laquelle le Fonds des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (Fao) est en train de s’atteler. Cela, à travers des ateliers de renforcement des capacités au profit des acteurs intervenant dans la transformation des produits alimentaire d’origine halieutique dans cinq pays africains que sont le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Bénin et la Sierra Léone. Des pays qui éprouvent quelques difficultés à accroître leur présence sur certains marchés à cause des exigences sanitaires et réglementaires de ces derniers. Ce projet qui dure 24 mois et qui vise à améliorer les résultats commerciaux des ces pays, a démarré par l’évaluation dans chacun desdits pays du système de contrôle officiel des produits de la pêche à travers la réglementation, l’inspection des produits mais également les laboratoires qui interviennent dans l’analyse et le contrôle pour déceler les forces et la faiblesses du secteur.

Selon Diène Faye, le maintien de ces pays sur le marché d’exportation du poisson et des produits de la pêche se passera inexorablement à travers leur aptitude à respecter les normes et les directives édictées dans la législation de chaque pays. En effet, pour ce dernier, ‘si les entreprises n’arrivent plus à exporter, nous allons beaucoup perdre en terme de devises. Le secteur halieutique constitue le premier secteur d’exportation. Donc, tout doit être fait pour que ses exportations ne soient pas compromises’. C’est pourquoi, il estime par ailleurs que tous les acteurs de la filière sont concernés par ce projet. Car, à son avis, la transformation est un travail à la chaîne où plusieurs acteurs interviennent. ‘Il faut que le pêcheur, le mareyeur et l’exportateur soient sensibilisés sur ces enjeux afin qu’ils soient convaincus que si l’agrément du Sénégal à l’exportation des produits de la pêche, qui a été délivré depuis 1996 et qui fait très souvent l’objet d’évaluations, est compromis, c’est la filière qui en sera lourdement sera affectée’, déclare-t-il. Avant d’annoncer que l’Etat est en train de faires des efforts pour appuyer la modernisation de ce secteur. ‘On a choisi sur la base des statistiques sur les quantités de débarquements de produits huit sites qu’on s’est engagé à mettre aux normes pour que les produits débarqués soient dans les meilleures conditions d’hygiène possibles en amont avant qu’ils n’arrivent à l’usine’, conclut-il.

Seyni DIOP
Wal Fadjri

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Economie maritime-Pêches-aquaculture


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