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Traitement des ordures : Une usine à GOSSAS va produire 200 mégawatts



L’usine de traitement des ordures ménagères que compte installer, dans le département de Gossas, la société américaine « Conservation of energy Ltd », va aussi générer 200 mégawatts, a annoncé hier son président, Robert Entler, au sortir d’une audience avec le président de la République, Me Abdoulaye Wade.

Une société américaine dénommée « Conservation of Energy Ltd » va implanter une usine de traitement des ordures ménagères dans le département de Gossas (région de Kaolack) avec un financement de 700 millions de dollars de l’Exim Bank américaine. L’annonce a été faite par le président de ladite société, Robert Entler, à l’issue d’une audience que lui a accordée le président de la République, Abdoulaye Wade, hier. Le traitement des ordures ménagères va permettre à la « Conservation of Energy Ltd » de monter, en même temps, une nouvelle centrale électrique d’une capacité de production de 200 mégawatts, a ajouté Robert Entler. Il a fait savoir que l’usine que son entreprise compte installer va permettre de résoudre deux problèmes actuels : le traitement des ordures ménagères et la question de l’électricité. « Conservation of Energy Ltd » se donne un délai d’un an pour être opérationnel et commencer ses activités avec le soutien des autorités politiques du pays.

Une ambition à travers la Soprosen

« Conservation of Energy Ltd » annonce son implantation dans notre pays en proie à un déficit d’énergie, au moment où la Société pour la propreté du Sénégal (Soprosen) vient d’être portée sur les fonts baptismaux. L’Assemblée nationale a déjà voté favorablement, jeudi dernier, la loi n° 20/2011 portant création de cette société, et le Sénat l’a examiné en plénière, lundi passé. Le champ large de la Soprosen concerne la collecte des ordures (déchets biomédicaux et déchets des abattoirs compris) sur toute l’étendue du territoire national. Après la création de la Soprosen, le Sénégal a l’ambition de valoriser ses déchets, avait annoncé le ministre d’Etat, ministre de la Culture, du Genre et du Cadre de vie, Mme Awa Ndiaye, lors de son passage à l’Assemblée nationale, le jour du vote de la loi portant création de ladite société. Déjà, Mme Ndiaye déclarait qu’« un pays qui se respecte doit valoriser ses ordures ». Dans la même veine, le ministre d’Etat annonçait qu’au moins trois sociétés spécialisées dans la valorisation des déchets frappent à la porte du Sénégal. Mais, avait-elle ajouté, pour valoriser les déchets, il faut au moins 3.200 tonnes par jour pour faire tourner ces sociétés qui pourraient produire, à l’arrivée, de l’engrais et de l’électricité à vendre à la Senelec, une entreprise confrontée à un déficit de production.

Selon le site planete-energies.com, en Europe, près de 420 usines traitent annuellement 64 millions de tonnes de déchets qui génèrent de l’électricité pour 7 millions de foyers et assurent le chauffage de 13,4 millions d’habitations. Le Sénégal a toujours eu du mal à créer de la richesse à partir de ses ordures entassées dans des décharges dont la plus célèbre reste Mbeubeuss, aujourd’hui saturée et constituant une menace écologique. C’est dans cette logique de traitement des ordures et de production d’électricité que « Conservation of Energy Ltd » va s’implanter au Sénégal.

Mbaye S. DIAKHATE et Malick CISS
Le Soleil

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Développement durable


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