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Tabaski 2013 : une organisation d'éleveurs promet d'aider à rendre le mouton accessible



Thiès, 18 août (APS) – Le président du Conseil national de la Maison des éleveurs du Sénégal (CNMDE), Ismaïla Sow, a souligné, dimanche à Thiès, que son organisation est en train de prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires afin que le mouton soit "accessible en quantité et en qualité à tous les Sénégalais durant la période de la Tabaski’’.

Interrogé par le correspondant de l’APS, M. Sow a souligné que le Sénégal était en mesure d’assurer son autosuffisance en moutons.

Mais cela passe, selon lui, par une bonne et parfaite organisation des éleveurs et un accompagnement de l’Etat, afin que les besoins des Sénégalais pendant la fête de la Tabaski, estimés à 750.000 têtes de mouton, soit largement satisfaits par l’offre des éleveurs sénégalais.

S’il y a une bonne politique sanitaire à travers une vaccination massive du bétail ainsi qu’une bonne alimentation et de bonnes conditions d’abreuvement, les éleveurs du Sénégal pourront combler le déficit en moutons et assurer une autosuffisance en viande et en lait.

Ismaïla Sow, qui est aussi un membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), a relevé que le Conseil national de la Maison des éleveurs a scellé une convention de partenariat avec les différentes industries productrices d’aliments de bétail. L’objectif étant de faire en sorte que les éleveurs puissent disposer d’aliments à des prix abordables.

Selon lui, l’Etat a déjà fait beaucoup d’efforts à ce niveau. De façon mensuelle, il met à la disposition du Conseil national des éleveurs, 500 tonnes d’aliments, et cela, jusqu'à la Tabaski. Le but est de soutenir les éleveurs afin que le bétail soit bien nourri.

L’année dernière, a-t-il rappelé, le gouvernement avait dégagé quatre milliards de francs CFA pour subventionner l’aliment de bétail. Il a aussi salué les efforts du ministère de l’Elevage, qui incite les éleveurs à produire des cultures fourragères pour une bonne alimentation du cheptel.

L’élevage, a dit Ismaïla Sow, est une des mamelles de l’économie nationale, en ce sens qu’il contribue très fortement à la croissance économique du pays.

Pour lui, les éleveurs sont aujourd’hui très conscients de cela et essaient de mettre en œuvre des programmes pour l’identification du cheptel et d'être en phase avec la politique définie par l’Etat.

Il a annoncé qu’une mission de la Commission "Elevage’’, du Conseil économique, social et environnemental va entamer une tournée nationale dans tous les foirails du pays, pour rencontrer les éleveurs et faire le point de la situation afin que tous les manquements soient corrigés, pour que la Tabaski 2013 se passe dans des conditions acceptables pour tous, comme le souhaite le ministre de l’Elevage, Aminata Mbengue Ndiaye.

Par rapport à la cherté de la viande observée durant le mois de ramadan, Ismaïla Sow explique que cela est dû à la forte demande, avec des exigences de qualité.

Cela a aussi coïncidé avec le début de l’hivernage, une période pendant laquelle le cheptel n’est pas bien nourri.

Selon lui, la situation sur le marché est revenue à la normale et la spéculation sur le prix de la viande ainsi que l’anarchie qui caractérisait parfois son commerce n’ont plus leur raison d’être.

BD/ASG

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