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STRATEGIE NATIONALE POUR L’EQUITE ET L’EGALITE DE GENRE Un gap de plus de 2 milliards de F Cfa dans la mise en œuvre



Un an après l’exécution du plan de mise en œuvre de la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genres, les résultats sont plus ou moins mitigés. Malgré la volonté de l’équipe coordonnatrice, les moyens financiers peinent à suivre.

La mise en œuvre l’exécution du Plan de Mise en Œuvre de la Stratégie Nationale pour l’Equité et l’Egalité de Genre (Pmo-Sneeg) a connu un début timide. Cette première revue annuelle d’exécution du plan de mise en œuvre de ladite stratégie a soulevé des difficultés dues à un gap énorme qui peut impacter négativement sur les résultats attendus.

Selon la directrice de la Direction de l’équité et de l’égalité de genre (Deeg), Mme Absa Wade Ngom, il a été noté des difficultés liées à la mobilisation des ressources. « Le budget annuel prévu est énorme. Au-delà de la contribution du gouvernement, il est attendu beaucoup des partenaires au développement qui, généralement, ont manifesté leur engagement, leur soutien et leur disponibilité en terme d’expertise pour accompagner tout ce processus lié au démarrage de mise en œuvre de la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre ».

Pour l’année 2009, Mme Ngom a souligné que : « nous avions pu mobiliser près de 102 millions de F Cfa alors que nous nous attendions à une enveloppe de 3 milliards de F Cfa. Pour vous dire que le gap est énorme ». La directrice de la Deeg a souligné que « sur ces 102 millions de F Cfa, le gouvernement a contribué à hauteur de 84 % et le reste a été une contribution de partenaires au développement qui ont appuyé cette phase de démarrage ».

Le rapport d’exécution du Pmo-Sneeg informe qu’en 2009, qu’en plus de la contribution du gouvernement, le Pnud a contribué pour un montant total de 912 576 F Cfa contre 9 375 000 F Cfa en 2008 soit une baisse de 90% comparé à ce qui a été mobilisé en 2009. Selon toujours le rapport, l’Unifem qui avait mobilisé près 11 500 000 F Cfa en 2008 n’a pas contribué au financement des activités en 2009.

Le document ajoute que l’Acdi qui n’avait pas soutenu les travaux réalisés en 2008 a mis à la disposition du Réseau Genre du Congad près de 9 500 000 F Cfa utilisé pour la promotion de la Sneeg auprès des organisations membres.

La même source informe que l’Unfpa qui avait mobilisé près de 52 925 000 F Cfa en 2008, à travers la composante genre, a contribué pour 6 000 000 F Cfa, soit 11,3% du montant mobilisé en 2008. Au total, en 2009, les parts de contribution au financement sont de 84% pour le gouvernement, 1% pour le Pnud, 9% pour l’Acdi et 6% pour l’Unfpa.

Cette première revue annuelle inscrit dans le plan de suivi prévu dans la mise en œuvre a permis passer au peigne fin les résultats atteints en terme d’équipement, de mobilisation des ressources afin des actions favorables à la promotion du genre puissent être entreprises. Après le gap financier constaté, la directrice de la Deeg affirme : « Nous croyons fermement que les partenaires au développement vont s’engager à nous appuyer fermement pour que la stratégie puisse réellement être mise en œuvre ».

Dans le cadre des recommandations, Mme Absa Wade Ngom souligne « qu’il est ainsi souhaité que les différents partenaires continuent à s’engager pour la mobilisation des ressources humaines et financières nécessaires pour une mise en œuvre efficace de cette stratégie ». Selon elle, « il est également recommandé à la Deeg de finaliser son plan de communication et continuer ce plaidoyer pour que toutes les parties prenantes à la mise en œuvre soient le plus impliquées possibles et puissent aussi jouer le rôle de facteurs, d’éléments qui mobilisent et les partenaires et les ressources financières et humaines pour une mise en œuvre efficace de cette stratégie ».

Cette rencontre qui se poursuit ce mardi 16 février verra la présentation du draft de plan de travail annuel de mise en œuvre qui va concerner la direction et l’ensemble des parties prenantes. Pour 2010, a-t-elle fait savoir, « notre priorité est de démarrer le processus d’institutionnalisation du genre dans les ministères. Ainsi au sortir de cet atelier, nous allons ciblé un certain nombre de ministères tenant compte des ressources financières disponibles pour commencer cet exercice qui va démarrer par ce qu’on appelle les audits techniques genres des ministères ». D’après elle, « à partir de ces audits des plans d’institutionnalisation sur la base d’un processus participatif et itératif qui va interpeller et les ministère mais également la direction de l’équité et l’égalité de genre ».

Bacary DABO
Sud Quotidien

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