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SEDHIOU : BAMBALI DANS LA DYNAMIQUE DE REACTUALISER SON FICHIER D’ETAT CIVIL « Wula Nafaa »/USAID balise la voie de la légalité et abrège le calvaire

Le conseil rural de Bambali dans l’arrondissement de Djirédji au cœur du Boudié se dote d’un nouveau système de conservation de ses fichiers d’état civil. L’ONG « Wulaa Nafaa », USAID qui leur a accordé une ligne de subvention offre une seconde vie aux archives de ce gros bourg en mal de conservation de ses documents. Un dispositif de suivi est mis en place pour assurer la pérennisation des acquisitions.



Dans la région de Sédhiou, l’accès à l’état civil se pose avec une acuité croissante dans nombre de collectivités locales. Le mal le plus en vue est l’enregistrement des enfants à la naissance dont le non respect de la procédure entraîne des conflits, soit par absence de traces ou par multiples attributions d’un même numéro d’identification. Ce mal, le conseil rural de Bambali dans la zone du Boudié en a amèrement vécu avec des conséquences jusqu’ici actuelles. Loin de croire à la fatalité et moins encore à la sinécure, la nouvelle équipe s’est investie dans la recherche de solution et a obtenu le soutien de l’ONG « Wula Nafaa », un programme d’appui à la réduction de la pauvreté par le développement local durable des ressources naturelles.

Celui-ci leur a commis une équipe de techniciens qui les a outillés puis doté de rudiments pour état civil. « l’USAID/wula nafaa » est financé par le peuple américain pour appuyer les communautés rurales et les populations dans l’accroissement de leurs revenus mais aussi mieux gérer leurs ressources en général en facilitant l’accès à la sécurité alimentaire. A travers la subvention qui est faite à la communauté rurale de Bambali, nous appuyons à la mobilisation des ressources mais celles-ci ne se limitent pas là, nous avons jugé nécessaire et bien entendu à la demande des populations, de les soutenir à la mise à jour de leur état civil » a expliqué Amath Diop le chef du volet création de richesse au sein du programme « Wula Naffa ».

Et d’ajouter que « le matériel remis se compose de 70 registres de naissance, 10.000 imprimés d’extrait de naissance, 05 registres de décès, 05 registres de mariage, une moto et 03 armoires pour sécuriser les documents. Nous avons commis un cabinet dénommé COGEMAP pour en sorte que la sensibilisation soit large et pérenne. Et sans doute que les ressources générées profiterons à la communauté ».

Les passerelles bien scellées entre structures de santé et le conseil rural

Une épine de moins dans les pieds des infirmiers dans la conception des bulletins de naissance et du suivi de l’état civil. Mme Diémé Mame Binta Diédhiou infirmière à Bambali d’en appeler au suivi de la santé de la reproduction devant aboutir à ce premier document administratif « auparavant nous avions d’énormes difficultés car avant même de parler des nouvelles naissances ce sont quelques fois leur maman qui n’avaient jamais été déclaré à l’état civil, donc sans extrait de naissance. Et là il est difficile d’établir le bulletin de l’enfant. Nombreux sont encore celles qui accouchent à domicile et cela entraine des complications graves. Ce programme vient vraiment à son heure ».

« Finis le calvaire et les vagues de discordes consécutifs à la lancinante question de l’accès à l’état civil », dixit Younouss M’boh Mansaly le président du conseil rural de Bambali « quand nous sommes arrivés à la tête de cette institution, le mal était profond et nous nous sommes attelés à résoudre l’équation. De concert avec Wula Nafaa, nous sommes aujourd’hui arrivés à mettre ce dispositif susceptible de réactualiser les données de l’état civil. Nous remercions les responsables de ce programme qui nous ont appuyé avec promptitude ».

La recommandation forte est que chacun en fasse une préoccupation individuelle et entière afin que chaque enfant qui humera désormais l’air soit de facto enregistré dès sa naissance. Au-delà de Bambali chef lieu de communauté rurale, d’autres collectivités rurales ou urbaines se doivent de s’inscrire dans cette logique pour que chaque citoyen qui le désire, ait accès à l’état civil et sans ambigüité. Le directeur de l’agence régionale de développement de Sédhiou Nfally Badji et le payeur municipal Benjelloun ont exhorté les bénéficiaires à davantage prendre soins de ces outils pour faire de leurs archives des documents à longue durée de sécurité.

Moussa DRAME
Sud Quotidien

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Wulla Nafa


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