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Renforcement des capacités des actrices du secteur informel : Une cinquantaine de femmes formées en santé et sécurité au travail



(Correspondance)-Une cinquantaine de femmes évoluant dans le secteur informel à Mbour ont subi une formation sur la santé et la sécurité au travail, sous les auspices de la coordination nationale de l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation et des activités connexes (Uita).Il s’agissait d’offrir à ces futures animatrices, des outils nécessaires à une gestion optimale de leur activité afin d’en tirer le meilleur profit.La coordination nationale de l’Uita, appréciant le le du secteur informel dans le développement du pays, envisage d’apporter son soutien aux bénéficiaires de la présente formation dans l’amélioration de leurs conditions de travail et d’existence. ‘Nous avons compris qu’il est nécessaire qu’on s’attèle à la formation des acteurs du secteur informel qu’on ne peut pas développer sans former d’abord ses acteurs, les informer aussi sur l’importance du rôle qu’ils peuvent jouer dans le développement du pays. Voilà pourquoi, appuyés par l’Uita, nous nous sommes retrouvés à Mbour où nous avons sélectionné des éléments dans toutes les branches du secteur informel afin de leur inculquer certains fondamentaux en matière de santé et sécurité au travail, sur tout ce qui pourra les aider à mieux tirer profit de leur activité’, dira Daouda Yade, Secrétaire chargé des finances de la coordination nationale de l’Uita. ’Nous allons former ces femmes et nous allons les accompagner. On va essayer de les aider financièrement, moralement et même matériellement, en les équipant’, a-t-il ajouté. Coumba Mané, coordinatrice nationale de l’Uita, pense que c’est une formation qui vient à son heure ‘Ne seraient-ce que les compétences en gestion et en comptabilité que cette session nous offre, une telle initiative est salutaire à vrai dire pour les actrices du secteur informel qui, en dehors de la complexité de leur secteur d’évolution, ne parviennent pas à gérer et organiser convenablement leurs gains, ce qui peut constituer un obstacle sérieux à l’essor de leur activité’, a-t-elle indiqué. ’Nous formons ces femmes pour un travail et une vie décente et nous attendons de l’Uita qu’elle mette en place un suivi cohérent à cette formation’, précise-t-elle.
Du côté des bénéficiaires, c’est un sentiment de satisfaction qui est affiché. Amy Fall Diouf, en leurs noms a trouvé l’initiative heureuse. Le thème de la formation, de la santé et de la sécurité au travail est, en lui-même, un motif de satisfaction, a-t-elle souligné. Elle insistera néanmoins sur la stratégie de suivi que l’Uita devra mettre en branle pour un meilleur encadrement des femmes du secteur informel.
L’Uita est présente au Sénégal depuis le début des années 80. Les activités de la coordination nationale avaient entre temps connu un coup d’arrêt dû à plusieurs raisons. Depuis quelques années, la structure connaît un nouveau souffle, avec l’adhésion de plusieurs corps de métiers annexes à l’alimentation. La coordination encourage les corps de métier ciblés par son programme d’intervention à se regrouper en pôles syndicaux et sociaux pour l’amélioration des conditions d’exercice de leurs professions. Certaines de ses formations sont diplômantes et les plus méritants sont envoyés dans une université camerounaise pour y parfaire leur formation, à en croire Daouda Yade.
Pape Mbar FAYE
Wal Fadjri

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