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Réduction de la pauvreté en milieu rural : Sédhiou demande l’extension des zones d’intervention du Promer



Le projet de promotion de l’entreprenariat rural (Promer) étend à partir de 2009 son intervention dans la région de Sédhiou. Dans le cadre de la mise en œuvre de sa deuxième phase, ce projet qui vise à contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural n’intervient que dans trois collectivités locales de Sédhiou. Ainsi, pour un maillage complet de la nouvelle région, les populations demandent l’extension des zones d’intervention du Promer. L’atelier de lancement et de vulgarisation du projet a eu lieu en présence des autorités administratives de la région.

(Correspondance) - Contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural en passant par la création et la consolidation des moyennes et petites entreprises rurales (Mper), tel est l’objectif de la deuxième phase du projet de promotion de l’entreprenariat rural (Promer). Il s’agit, pour les responsables de ce projet qui étend à partir de 2009 son intervention dans la nouvelle région de Sédhiou, de participer à la consolidation et à la création des Mper rémunératrices et créatrices d’emplois durables dans les zones de concentration du projet, de rendre possible la structuration et la professionnalisation du secteur de l’entreprenariat suivant les filières et créneaux sélectionnés, et enfin de contribuer à l’amélioration de l’environnement politique, législatif et institutionnel. Les communautés rurales de Diendé, de Sakar et de Dianna Malary dans le département de Sédhiou, bénéficieront de l’intervention du Promer qui cible quatre types de bénéficiaires potentiels. ‘Nous appuyons essentiellement les activités génératrices de revenus ou de subsistance, les micros entreprises rurales, les petites entreprises et enfin les entreprises moyennes installées en milieu périurbain, mais seulement dans les cas où les relations créées avec les Mper sont fortes. Dans la région de Sédhiou, nous allons intervenir dans trois communautés rurales qui sont déjà sélectionnées’, soutient Daouda Ba le responsable local de l’antenne du Promer.

Mais, les populations qui ne veulent pas se contenter de ces trois collectivités locales souhaitent que le Promer étende davantage son champ d’action vers d’autres localités où le besoin se fait sentir, mais aussi et surtout de veiller pour que les préoccupations des populations pour auxquelles les fonds sont destinés, soient effectivement prises en compte. A l’issue du comité régional de développement (Crd) initié pour procéder au lancement et à la vulgarisation du projet, le gouverneur de la région de Sédhiou a donné des recommandations fermes allant dans ce sens. ‘Nous avons demandé l’extension des zones de concentration du projet. Le programme était conçu pour l’ancienne région de Kolda, et l’ancien département de Sédhiou n’avait bénéficié que de trois localités. Et comme nous sommes devenus région, nous voulons que d’autres zones de concentration soient créées pour un maillage plus complet de l’intervention du projet dans la nouvelle entité régionale. Nous avons aussi recommandé de tenir compte de l’environnement économique. Il y a dans la région des productions stratégiques comme l’anacarde, la banane et la mangue. Il faudrait qu’un projet de cette nature puisse nous aider à régler des questions récurrentes comme la transformation des produits agricoles. Ces produits sont en train de pourrir et c’est à travers la création de moyennes et petites entreprises rurales qu’on peut régler ces problèmes’, estime Cheikh Kane Niane. Et au chef de l’exécutif régional de poursuivre : ‘il faut aussi développer l’entreprenariat des artisans ruraux qui ont des expertises avérées. Ces artisans jouent certes un rôle déterminant dans l’agriculture, mais on peut les bonifier afin de mieux les organiser. Il a également été demandé au Promer de régler la question des taux d’intérêt surélevés prélevés par les structures financières décentralisées (Sfd) sur les bénéficiaires de ces projets. Si on ne peut pas avoir un système de financement direct, il faut qu’on arrive à réduire ces taux pour que les producteurs puissent gagner mieux avec le Promer’, recommande le gouverneur de Sédhiou. Pour toutes ces questions, le responsable local de l’antenne du Promer soutient avoir pris bonne note et promet, par la même occasion, de transmettre à la direction nationale du projet ces recommandations. ‘Nous avons tenu, avec l’appui des autorités de la région de Sédhiou, à l’organisation de ce Crd pour nous permettre de présenter le document de travail 2009, mais aussi et surtout de pouvoir recueillir les avis des populations bénéficiaires sur le projet, en vue de peaufiner et améliorer le document qui devra être transmis à la direction. Nous avons donc pris bonne note de l’ensemble des préoccupations et elles seront transmises à qui de droit. L’essentiel pour nous est que le projet soit bien accueilli, pour qu’il puisse réussir’, rassure Daouda Ba.

Le Promer compte injecter, au total, une bagatelle de 10,312 milliards de nos francs d’ici 2013 dans les régions de Sédhiou, Kolda, Tambacounda et Kédougou.

Moctar DIALLO
Wal Fadjri

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PromerII


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