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REFLEXION AUTOUR DU DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE, Cheikh Abdoul Khadre Cissokho lance « L’Ecole de Tambacouda »

« L’école de Tambacounda », c’est la nouvelle trouvaille de Cheikh Abdoul Khadre Cissokho. L’ancien président de l’Assemblée nationale voudrait ainsi créer un cadre de rencontres périodiques et d’échanges entre les intellectuels de la région sans distinction d’appartenance politique, ethnique ou religieuse. C’est par un débat sur la décentralisation animé par un expert, ancien ministre de tutelle, que les activités seront lancées le 15 Mars prochain.



Il n’y a pas un seul habitant de la région orientale qui vous dira ne pas vivre des moments extrêmement difficiles du fait de la pauvreté galopante accentuée par les hausses vertigineuses des prix des denrées de première nécessité. Il n’y a point un seul cadre où les tambacoundois se retrouvent pour débattre des problèmes qui leur sont communs, tout est analysé sous le prisme déformant de la chose politique et c’est le pogrom, personne ne se retrouve en dehors de la spirale. Cheikh Abdoul Khadre Cissokho brise la glace et se propose de lancer le 15 Mars prochain les activités de « l’école de Tambacounda » qu’il définit comme étant « un cadre de rencontre et de débat sur les sujets brûlants de la région dont les synthèses serviront comme programme d’actions pouvant donner un coup de fouet au processus de développement socio-économique de la région », et sur ce point, l’ancien Président de l’Assemblée nationale se veut-on ne peu plus explicite, « sans coloration politique surtout qui nous a suffisamment éloigné les uns des autres, ethnique ou religieuse ».

Mr Cissokho soutiendra que son intime conviction est et demeure qu’il y a un potentiel inestimable de cadres de la région qui ne se connaissent pas ou qui ne se sont jamais rencontrés, « et ce sera l’occasion de les identifier, de les responsabiliser et de les inciter à s’investir pour la région ». Le président du conseil régional de Tambacounda posera sur la table pas mal de problèmes dont la résolution nécessitera la constitution d’un bon bloc par les populations. « L’Etat prend à la hâte des décisions dont lui seul peut déterminer la pertinence et cela crée souvent des désagréments inestimables. Par exemple, nous en tant qu’institution régionale, nous n’avons aucune visibilité sur les opérations minières en cours dans le département de Kédougou et personne ne nous a associés à l’époque où l’on procédait à la signature des conventions minières. Personne ne nous a consultés sur la partition de la région en deux entités régionales et pourtant, nous aurions des choses à dire pour éviter certaines grosses difficultés. Ce n’est pas que nous soyons contre quoi que ce soit, nous estimons qu’il faut poser les problèmes dans des cadres beaucoup plus larges et les discuter avec les intéressés ».

Le président Cissokho dira faire appel à tous les fils du terroir, quel que soit leur bord politique et particulièrement aux membres de la société civile que l’on ne sent pas trop à Tambacounda. A la question de savoir si ce projet n’a pas de relents politiques en cette veille d’échéances aussi importantes que les locales, Cheikh Abdoul Khadre Cissokho tout souriant répondra par la négative avant d’asséner que « ce serait assez réducteur de voir ainsi les choses. Nous savons nous battre sur le terrain politique et n’avons pas besoin de cagoule pour cela ».

Mr Cissokho déclare avoir fait appel à Macky Sall, ancien ministre de la décentralisation, pour la tenue de conférence sur « la Décentralisation au Sénégal : Enjeux et Perspectives ».

Sud Quotidien

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