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Protection zoo sanitaire : Un programme de 6 milliards mis en place



L’Organisation internationale de l’élevage (Oie) fixe à 80 % le niveau du taux de couverture vaccinale du cheptel d’ici 5 ans. C’est dans ce contexte qu’il faut placer la mise en place du Programme national élargi de vaccination du bétail, d’une durée de 5 ans. Ledit programme ambitionne de vacciner 80 % des effectifs du cheptel contre dix maladies dites prioritaires et qui menacent directement le cheptel national.

Les petits ruminants et la volaille, du fait de leur court cycle de production et de leur prolificité, offrent de réelles possibilités de réponses aux objectifs du secteur de l’élevage dans le cadre de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana). Mais faudrait-il que les contraintes d’ordre sanitaire soient bien maîtrisées. Surtout avec l’apparition de nouvelles maladies et d’autres qualifiées de ré-émergentes.

C’est ainsi que dans le cadre du Programme élargi de vaccination du cheptel, le gouvernement a mis en place le Programme national élargi de vaccination du bétail. D’une durée de 5 ans, son objectif est de vacciner 80 % des effectifs du cheptel contre dix maladies dites prioritaires et qui menacent directement le cheptel national. Ce, conformément aux directives de l’Organisation internationale de l’élevage qui fixe à ce niveau le taux de couverture vaccinale du cheptel d’ici à cette date. L’annonce a été faite hier à Tassette, dans la région de Thiès, par le ministre de l’Elevage. Le docteur Oumou Khairy Guèye Seck y présidait la cérémonie de lancement de la campagne nationale de vaccination du cheptel.

Devant un parterre d’éleveurs, le ministre a révélé que ce programme dont le coût de la première année est évalué à 6 milliards de francs Cfa, se révèle comme le moyen privilégié pour sécuriser durablement la santé du cheptel, et partant, préserver la santé publique. Il va contribuer efficacement à la sécurité alimentaire voire à la réduction de la pauvreté. Et au titre du programme de renforcement de la protection zoo-sanitaire 2010, près de 700 millions de francs Cfa ont été alloués par l’Etat du Sénégal, soit une hausse d’à peu près 300 millions de francs Cfa. Ce qui, des dires de Mme le ministre, participe à la mise à l’abri du cheptel des maladies émergentes et ré-émergentes.

Dans la communauté rurale de Tassette, Oumou Khairy Guèye Seck a annoncé que les pouvoirs publics ont adopté une nouvelle stratégie d’intervention. Une approche qui, à terme, est devenue une nécessité. A l’en croire, cette nouvelle stratégie doit reposer sur 3 axes essentiels que sont : une couverture optimale du territoire national en ressources humaines bien formées, équipées et mobiles. A cela s’ajoute la continuité de la chaîne de froid pour la conservation correcte des vaccins et la construction des parcs à vaccination. Et la production, le stockage et l’approvisionnement régulier de vaccins suffisants. Des efforts qui participent au développement de l’élevage qui se révèle un secteur important de l’économie nationale. En ce sens qu’il recèle un cheptel riche et varié qui contribue pour 35 % du Produit intérieur brut (Pib) du secteur primaire et 7,5 % du Produit intérieur brut (Pib) national et mobilise plus de 300 mille ménages et constitue leur principale source de revenu. ‘C’est pourquoi il est indispensable d’assurer la protection de ce capital estimé à plus de 500 milliards de francs Cfa, contre les maladies réputées contagieuses’, estime le ministre en charge du secteur.

Ibrahima DIAW
wal Fadjri

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