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Plaidoyer pour une "communication de développement" sur les défis de l’éducation



Cotonou, 18 fév (APS) - Le président de la Fédération africaine des associations de parents d’élèves et d’étudiants (FAPE), Martin Itoua, a plaidé pour "une communication de développement" à tous les niveaux et qui soit "responsable et positive" pour relever les défis de l’école africaine.

‘’ Il faut arrêter de parler de l’éducation dans le sens négatif, mais quand il n’y a pas de grève . On peut toujours communiquer en matière d’éducation avec tant de ferveur, d’enthousiasme, de talent et de génie pour contribuer au développement de l’éducation en Afrique’’, a dit Martin Itoua.

Le président de la FAPE était interrogé par l’APS en marge de la clôture vendredi à Cotonou de l’atelier d’expérimentation de la boîte à outils produite par le Groupe de travail de l’ADEA sur la communication pour l’éducation et le développement (GT/COMED)

Il a ainsi souhaité que les journalistes en éducation participent à cette communication pour ‘’examiner avec tous les partenaires de l’école les défis actuels auxquels fait encore face l’éducation en Afrique pour pouvoir les maîtriser et trouver les solutions idoines’’.

La FAPE est un partenaire de l’ADEA et du COMED avec ‘’une bonne dynamique partenariale qui les a conduits à des projets réalistes en éducation’’, notamment le projet Ecole des parents expérimenté au Sénégal, en Guinée et au Burkina Faso.

‘’Les parents sont très actifs dans la médiation en cas de conflit à l’école, ils sont encore présents dans l’investissement, dans les projets d’école’’, a souligné M. Itoua.

Sur l’expérimentation des modules de formation de la boîte à outils qui a réuni journalistes et chargés de communication pendant 4 jours, le président de la FAPE a estimé que les débats se sont passés dans ‘’une synergie hors pair et dans un esprit de responsabilité’’. ‘’J’ai compris l’engagement des journalistes et chargés de communication pour que dorénavant plus rien ne soit comme avant.’’

Pour M. Itoua, président de l’Association des parents d’élèves au Congo Brazzaville, la création de la FAPE au niveau africain, depuis 1995, était un moyen pour les parents d’élèves de ‘’revendiquer leur place au niveau du système éducatif’’. Il a affirmé que partout où la fédération est représentée, il y a une participation effective des parents d’élèves et une implication au niveau institutionnel.

‘’Ce qui est important, c’est que le dialogue politique se fasse en amont et en aval au niveau des choix politiques, des curricula pour que la qualité soit, avant tout, une exigence’’, a-t-il soutenu.

Ainsi Martin Itoua estime que avec la tenue prochaine de la triennale de l’ADEA au mois de décembre prochain à Ouagadougou (Burkina Faso), sera un espace d’échanges et de partage de tous les acteurs de l’éducation en Afrique pour aller vers cette communication et cette éducation de développement.

‘’L’ADEA reste aussi une institution qui participe à l’échange et au partage, au débat sur l’école au-delà de l’Afrique’’, a-t-il assuré. Après le thème sur ‘’Gérer mieux pour éduquer mieux’’ en 2008, lors de la biennale de Maputo, l’ADEA qui a opté maintenant pour une triennale qui va se pencher sur le thème : ‘’Eduquer pour le développement durable’’.

L’atelier sur l’expérimentation de la boîte à outils du GT/COMED, qui contient des modules de formation à l’intention des journalistes et des chargés de communication en éducation, a pris fin vendredi par la remise de certificats à la quarantaine de participants présents à Cotonou.

ADL/SAB

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