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Pêche Gestion des ressources halieutiques : Sénégalais et Bissau-Guinéens dans la même barque



Le Sénégal et la Guinée-Bissau, malgré l’importance de leur potentiel halieutique peinent dans la gestion de cette richesse. Et sous ce rapport, le suivi scientifique de ces ressources s’avère essentiel pour assurer sa gestion durable. D’où la sollicitation par l’Agence de gestion et de coopération entre les deux pays (Agc) du gouvernement espagnol pour le financement d’un projet visant à faire le point sur l’état d’exploitation des stocks. Ce qui lui permettra, conformément à sa mission, de proposer un schéma optimal de gestion durable de leurs ressources halieutiques transfrontalières. Notamment en organisant, durant les deux premières années du projet, pour chaque type de ressources, deux campagnes en mer par an (une en saison froide et une en saison chaude). Il y aura également des campagnes de chalutage et de prospection acoustique pour les ressources pélagiques. Mais, les campagnes d’évaluation des ressources démergements seront limitées à la zone commune entre les deux pays.

Le lancement de ce projet de trois ans, samedi dernier, a été l’occasion pour le secrétaire général de l’Agence de gestion et de coopération (Agc) entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, Julio Mamadu Baldé de revenir sur les contraintes qui pèsent sur le secteur de la pêche. Au point de freiner son développement dans la Zone commune entre les deux pays. Contraintes qui ont pour nom la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Une activité qui, dit-il, ne peut être combattue que par une coordination des efforts consentis à la surveillance, au contrôle et au suivi des activités des pêches.

Cette rencontre initiée par l’Agc, organisation intergouvernementale créée en 1993, avec ses partenaires : l’Agence de coopération espagnole (Ieo), le Centre d’investigation et d’application de la pêche (Cipa Guinée-Bissau) et le Centre de recherche océanographique de Dakar-Thiaroye (Crodt au Sénégal). Décidée dans le cadre de l’Agc, l’évaluation des stocks halieutiques de la zone commune nécessite des moyens humains, matériels et financiers qui font défaut jusqu’à présent défaut à l’organisation intergouvernementale, estime le chargé de la pêche de cette agence, Djibril Baldé.

Wal Fadjri

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Economie maritime-Pêches-aquaculture


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