Recherche

PROGRAMME NATIONAL DE BONNE GOUVERNANCE, Les acteurs non-étatiques se renforcent

Le principal message tiré de la cérémonie, ce samedi 16 juin, sanctionnant pour 250 acteurs non étatiques l’aboutissement d’une formation en cycle de gestion de projet, c’est qu’il ne s’agit pas seulement de "participer" mais pour ces derniers, de développer des capacités d’analyse critique pour véritablement participer au processus d’appropriation de la bonne gouvernance au Sénégal



"Au Sénégal, il a fallu se bagarrer pour que les acteurs non étatiques soient pris en compte dans les politiques de développement alors que l’acteur principal a toujours été l’administration publique". Dixit Pape Nala Fall, qui intervenait ce samedi en sa qualité de président de la Plateforme des acteurs non étatiques(PF/ANE), à l’occasion de la cérémonie de remise des diplômes à 250 récipiendaires de différents départements de la région de Dakar, formés aux mécanismes de Gestion du cycle de projet (Cgp). Evolution logique d’un programme Programme national de bonne gouvernance (Pnbg) dont la composante "Acteurs non étatiques" dotée d’un appui financier de 5,240 milliards de FCfa de l’Union européenne vise une participation "crédible et efficace" des acteurs non étatiques à la gouvernance politique, économique et social.

Rappelons-le, la Plate-forme couvre l’ensemble des acteurs non étatiques tels que définis par l’Accord de Cotonou dans son article 6 à savoir : les organisations du secteur privé, les partenaires économiques et sociaux y compris les organisations syndicales, la société civile sous toutes ses formes (les organismes de droits de l’homme, les organisations d’appui au développement, les organisations de femmes, etc). Afin de permettre à leurs membres de mieux élaborer leurs projets et programmes, l’Unité de Gestion du Programme (UGP) et la Plateforme des acteurs non étatiques (PF/ANE) ont organisé des ateliers de formation en gestion du cycle de projets sur l’ensemble du territoire national au bénéfice de 750 responsables d’ONG, d’organisations communautaires de base, de syndicats, d’associations professionnelles du secteur privé, des média et diverses institutions de formation et de recherche. La finalité de ces actions de formation au bénéfice des formateurs endogènes est qu’en retour, ils aident leurs membres respectifs à élaborer des propositions de qualité pour répondre aux appels à propositions lancés dans le cadre du PNBG afin de soutenir les initiatives des acteurs concernés.

Ce renforcement des capacités des acteurs non étatiques, comme l’a rappelé Moussa Ba, Coordonnateur de la plateforme, fait suite au diagnostic effectué dans un premier temps à travers des ateliers qui ont conduit au constat d’un déficit de capacités pour une participation efficiente des acteurs non étatiques à la gestion des affaires publiques notamment aux niveaux national local. La dynamique qui s’en est suivie, indique M. Ba, a été impulsée avec l’engagement de l’Etat sénégalais qui, selon lui, l’a fortement encouragée pour permettre aux acteurs non étatiques de jouer véritablement leur rôle dans la problématique.

Ce rôle étant relatif à la participation, il convient selon Moussa Ba de s’interroger sur cette notion-même. Pour lui, il ne s’agit nullement d’aller à des réunions, mais pour les acteurs non étatiques, de développer des capacités d’analyse critique afin qu’ils puissent poser sur la table du gouvernement et des bailleurs comme l’UE, des réflexions critiques sur la mise en oeuvre des politiques de développement. "C’est ça qu’on attend des acteurs non étatiques", dixit le Coordonnateur de la plateforme.
Sud Quotidien

Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte
Lu 1109 fois
Bonne gouvernance


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 11
Inscrivez-vous.entrez votre email pour garder le contact car nous avons besoin de vos avis et suggestions.merci d'avance