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POISSONS - Mise à niveau des sites de débarquement : Où pèche le Sénégal

La mise à niveau des sites de débarquement continue d’inquiéter les acteurs de la pêche, malgré certains efforts notables.



Pour continuer à exporter des produits halieutiques vers les marchés étrangers surtout ceux de l’Union européenne (Ue), le Sénégal devrait mieux faire dans la mise à niveau de ses infrastructures de pêche. Même si des efforts ont été fournis pour corriger les défaillances qui ont été décelées par l’inspection de l’Office alimentaire et vétérinaire (Oav) de l’Ue en 2007, dans l’industrie de transformation et le service vétérinaire national, beaucoup reste à faire.
La conception et l’aménagement des sites de débarquement continuent de poser problème à la filière. «Certains sites ne disposent pas de ponton pour recevoir les produits. Et sans ces ouvrages, les pirogues vont directement au sable de la plage. Et cela donne une impression de saleté au niveau des quais de débarquement», explique Pape N. Keïta, directeur des industries de transformation des produits de pêches. M. Keïta s’exprimait en marge de l’atelier régional de formation des acteurs impliqués dans la commercialisation des produits de la pêche.
Cet atelier de cinq jours, qui se tient à Dakar, est organisé par le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Pour que ces sites de débarquement soient aux normes, indique le directeur des industries de transformation, «il faudrait qu’ils soient dotés de pontons et de chaînes de froid. Car, en dehors des chaînes de froid qui ont été mises en place par les Espagnols, certains sites de débarquement n’en disposent pas».
Au-delà de ce problème, la filière pêche bute aussi, sur le problème du transport des produits. Non seulement les 13 900 pirogues que compte le secteur ne répondent pas aux normes du marché européen, mais également, les conditions dans lesquelles les camions transportent les produits halieutiques laissent à désirer. «Nous avons une obligation de mettre aux normes les pirogues en bois, les sites de débarquement et les moyens de transport pour pouvoir être au top. Le diagnostic a déjà été fait. Nous avons déjà discuté avec l’Union européenne pour la mise aux normes des pirogues», déclare M. Keïta. Ce dernier n’a pas manqué de déplorer le problème de l’entretien des sites. Réagissant par rapport au retour de l’insalubrité du quai de pêche de Hann, Pape N. Keïta souligne que «le site de Hann a été mis aux normes en 2007. Mais faute d’entretien, les défaillances sont revenues».
Pour relever ce défi, les acteurs du secteur de la pêche n’ont que neuf mois pour s’ajuster aux normes européennes, avant les prochains contrôles.
L’atelier de la Fao aidera peut-être, le Sénégal et les autres pays de la sous région parmi lesquels le Bénin, la Mauritanie, la Gambie, la Sierra-Léone, à répondre aux exigences sanitaires de mise sur marché international des produits de la pêche. Il vise à renforcer les capacités de ces cinq pays en termes de préparation, de traitement, de conservation, de conditionnement, d’étiquetage, d’éco-labellisation et de commercialisation des produits de la pêche.

Le Quotidien

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Economie maritime-Pêches-aquaculture


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