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Oxfam, le PAM et La Lumière signent une convention pour renforcer la "résilience rurale" à Koussanar



Tambacounda, 8 nov (APS) - Une convention tripartite a été signée vendredi entre Oxfam America, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’ONG La Lumière, dans le but renforcer la résilience des petits producteurs en situation d’insécurité alimentaire, dans la communauté rurale de Koussanar (Est).

Cet accord rentre dans le cadre de l’Initiative en faveur de la résilience rurale (4R), un projet visant à protéger les populations de l'insécurité alimentaire résultant des chocs externes liés notamment aux changements climatiques.

D’une d’urée de cinq ans, la première phase du projet 4R, qui a démarré en juillet dernier, cible "20.000 ménages" répartis entre 12 villages de la communauté rurale de Koussanar, a indiqué le secrétaire exécutif de La Lumière, Ibrahima Sory Diallo.

Le projet s’appuie sur quatre instruments de gestion et d’atténuation des risques, dont la réduction des risques de catastrophe, la création d’actifs durables, comme la réalisation de bassins de rétention, de digues, de fosses, etc.

Ces ouvrages sont construits par les communautés locales, en échange de vivres fournis par le PAM suivant le principe "Food for Work" (nourriture contre travail), en collaboration avec le Projet d’appui à la petite irrigation locale (PAPIL), l’Agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR) et l’Institut national de pédologie (INP).

Le transfert des risques, avec l’assurance climatique qui sera mise en œuvre par la Compagnie nationale d’assurance agricole (CNAAS), la réserve contre les risques, avec les systèmes d’épargne, et la prise de risques calculée, à travers le crédit sont les autres composantes du projet.

L’ONG La Lumière intervient dans les aspects de sensibilisation et d’éducation à l’assurance agricole et au "warrantage", avec ses agents qui ont reçu lors de la signature de la convention leurs attestions, à la suite d'une formation dans ce domaine.

La Lumière s’occupe aussi de l’aspect réserve, suivant le modèle "Epargner pour le changement (EPC)" qu’elle met en œuvre depuis 2007 avec le soutien d’Oxfam.

Pour ce qui est du crédit, le mécanisme de "warrantage" sera confié à l’UIMCEC, une institution de micro-finance, qui sera rattachée à des banques de céréales villageoises (BCV) appuyées par le PAM. Il s’agit de faire des prêts aux agriculteurs au moment des récoltes, avec comme seule garantie qu’elles gardent leurs céréales dans des banques céréalières. Ces céréales leur sont retournées au mois de juin, lors duquel survient souvent la soudure.

Ce système a le double avantage d’éviter que les producteurs ne bradent leurs récoltes et de leur permettre de faire des bénéfices, à travers les activités génératrices de revenus menées durant la saison sèche.

"Si ce cycle se reproduit pendant quatre ans, voire cinq ans, nous sommes sûrs qu’on va atteindre la sécurité alimentaire, voire la souveraineté alimentaire", a dit Ibrahima Sory Diallo.

L’année prochaine, on sera à 11 nouvelles communautés rurales dans la région de Tambacounda, en plus de six dans la région de Kolda, a-t-il annoncé.

Une extension que Fatoumata Téning Diacko, qui représentait Oxfam, conditionne aux résultats qui seront obtenus à l'issue de cette expérience.

ADI/ESF

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OXFAM


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