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Météo et agriculture : Un binôme gagnant pour les paysans



Longtemps confrontée à une pluviométrie aléatoire dans la répartition, l’agriculture sénégalaise a beaucoup souffert de semis perdus. Pour corriger ce casse-tête, l’agence nationale de la météorologie au Sénégal (Anms) par l’intermédiaire du projet « Infos-clim », est entrain de sensibiliser les paysans sur la nécessité d’intégrer désormais dans la préparation de l’hivernage, les prévisions météorologiques. Ceci, à travers la division agrométéorologique de l’Anms que dirige Mamadou Ndiaye.

Lundi dernier, la région de Thiès a accueilli le séminaire itinérant initié pour atteindre un grand nombre de cultivateurs. Selon le chef de la division agrométéo, il existe des avancées significatives de la météo dans le domaine de l’agriculture notamment dans les prévisions de la pluviométrie. « Nous pouvons savoir que l’année sera pluvieuse ou non, l’hivernage sera précoce ou tardif etc. ; autant d’éléments importants pour choisir les variétés adéquates et les moments opportuns pour les porter sous terre » confie-t-il. Outre ces avantages, il ajoute que même les périodes de sarclages et de traitements phytosanitaires, pour être efficace, ont besoins des indications de la météo car, les pluies peuvent influer négativement ce travail déterminant en vue de bons rendements. Pour toutes ces raisons, les paysans des départements de Thiès, de Tivaouane ont répondu massivement à l’appel du Fongs pour venir participer aux échanges sur la météo au service de l’agriculture.

Durant la plénière, les cultivateurs ont révélé qu’ils écoutent de plus en plus les prévisions de la météo surtout après les récoltes pour éviter des pertes liées à des pluies tardives. Ils ont aussi soutenu avoir pris conscience de la relation entre des semis faits à temps opportun et d’autres effectués de manière précoce ou en retard. C’est pourquoi, ils disent être enchantés de pouvoir profiter des éclairages de météo afin de mettre tous les atouts d’une bonne exploitation agricole de l’hivernage. C’est dire qu’en plus de leurs connaissances empiriques, les paysans sénégalais montrent qu’ils peuvent aussi s’ouvrir aux outils modernes de l’agriculture.

Le Soleil

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