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MIGRATION ET DEVELOPPEMENT Les femmes expatriées s’engagent

L’Agence de Développement et d’encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (Adepme), en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (Oim), a procédé hier, lundi 15 juin, au lancement du programme d’encadrement des migrantes sénégalaises vivant en Italie.



Cette séance de formation d’une quinzaine de jours, qui prendra fin le 06 juillet prochain, est assurée par le Groupe Expert International et est axée sur quatre modules à savoir : l’accès des femmes aux financements, la création d’entreprise, la gestion de la comptabilité et du marketing. Ce séminaire entre dans le cadre du programme de mobilisation des femmes migrantes originaires d’Afrique de l’ouest et de leurs communautés d’accueil en Italie (Wmida).

L’accès des femmes aux financements, la création d’entreprise, la gestion de la comptabilité et du marketing, sont les quatre modules sur lesquelles, les femmes migrantes vivant en Italie, vont être formées du 15 juin au 06 juillet prochain. Ce séminaire est organisé par l’Agence de Développement et d’encadrement des Petites et Moyennes entreprises (Ade/Pme), en collaboration avec l’organisation avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (Oim).

Ainsi, cette séance de formation et d’encadrement des femmes migrantes sénégalaises vivant en Italie est une initiative du programme Mobilisation des femmes originaires d’Afrique de l’ouest et de leurs communauté d’accueil (Wmida). En effet, « ce projet cible particulièrement l’entrepreneuriat féminin et vise cependant à renforcer l’approche migration pour le développement en favorisant l’implication directe de la diaspora féminine originaire d’Afrique de l’ouest », déclarera Habibatou Wane, représentante de l’Oim.

Ainsi, vu la féminisation croissante de la migration actuellement, le projet Migration pour le Développement en Afrique (Mida), encourage l’entrepreneuriat féminin en l’ accompagnant d’une formation d’abord sur la gestion et la création d’entreprise, de financement et de suivi post-création d’une année après la création de l’entreprise avec des visites régulières dans la gestion de leurs entreprises .

Interpellé, Alassane Lô, directeur du Groupe Expert International, justifie la nécessité de la formation par la disparition précoce de la majeure partie des entreprises au bout de trois ans d’après des études faites à cet effet . « La mortalité précoce des entreprises est très élevée. 75% des entreprises sénégalaises disparaissent dans les trois ou cinq premières années d’existences », a t-il déclaré avant de poursuivre « or, pour éviter cette disparition précoce, il faut préparer les entrepreneurs féminins à leurs futurs métiers en les formant ».

Selon Marie Thérèse Diédhiou, directrice de l’Ade/Pme, « il s’agira en effet, de mettre en place des entreprises viables et génératrices d’emplois afin de combattre la pauvreté et de relever les défis du développement ». Aussi, Dario Cardinali, chargé de programme auprès du bureau de la coopération internationale, abonde t-il dans la même direction en affirmant que « l’appui spécifique de projets promus par les femmes est une manière de réduire la précarité et de combattre la pauvreté ».

Toutefois, intervenu dans un contexte de crise économique mondiale, ce projet a un volet socio-économique. Parce que s’agissant après le renforcement des capacités des bénéficiaires, d’asseoir une compétitivité des Pme sénégalaises.

Rappelons cependant que le projet Wmida, créé en 2008 et bénéficiant d’un financement de 700 mille euros, est inclus dans Mida qui, lui même, est lancé en 2001 et financé à hauteur de 20 million d’euros par des bailleurs de fonds italiens.

Sud Quotidien

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