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Lutte contre le chômage : les acteurs invités à unir leurs efforts



Dakar, 12 avr (APS) – Le fonctionnaire du Bureau international du travail (BIT), Dramane Aïdara, préconise une action commune des gouvernements et des collectivités locales avec les travailleurs et les employeurs, pour trouver une solution au chômage, en Afrique surtout.

‘’Pour relever le défi de l’emploi [...], il faut que tous, gouvernements, dirigeants d’entreprise, syndicalistes, conseils économiques et sociaux et organisations internationales compétentes unissent leurs efforts’’, a affirmé M. Aïdara, mardi à Dakar, à l’ouverture d’une conférence internationale sur l’emploi.

Cette rencontre se poursuivra dans la capitale sénégalaise jusqu’à jeudi. Elle est organisée par des conseils économiques et sociaux (CES) d’Afrique et d’Europe. Y prennent part des experts du travail.

Dramane Aïdara a exhorté les représentants des CES, les gouvernements et les experts de la problématique de l’emploi à entretenir ‘’une coopération étroite avec les autres parties prenantes de la société, les collectivités locales et les organisations citoyennes’’.

‘’Aucun acteur tout seul ne pourra régler le problème’’, a-t-il averti, avant de plaider pour ‘’une meilleure implication des dirigeants des différents conseils économiques et sociaux dans les stratégies et politiques d’emploi’’.

La crise économique et financière de 2008 a entraîné une ‘’augmentation du chômage et du coût des systèmes de protection sociale’’, a relevé Antonio Marzano, président de l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et institutions similaires (AICESIS).

L’emploi préoccupe les CES dans un contexte où, ‘’selon les estimations du BIT, le chômage touche 250 millions de personnes dans le monde’’ et entraîne ‘’une crise mondiale du travail’’ depuis 2008, a dit M. Marzano.

Devant cette situation, il convient, pour réduire le chômage, de développer les investissements, la formation professionnelle, allouer des crédits aux petites entreprises et améliorer les mécanismes de protection sociale et de dialogue social, a-t-il suggéré.

Il a préconisé une politique active de gestion du marché du travail, l’élaboration et la mise en œuvre de programmes efficaces de formation et le renforcement de la cohésion sociale.

‘’Nous étions loin de [penser] que les sociétés civiles s’exprimeraient […] de façon violente pour ne plus supporter une gestion qu’elles considèrent comme opaque’’, a dit, pour souligner l’enjeu de l’emploi, Michel Kamano, président de l’Union des conseils économiques et sociaux d’Afrique (UCESA) basée à Alger.

Il fait ainsi allusion à la révolte populaire qui a balayé les présidents Hosni Moubarak en Egypte et Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie, début 2011. Le chômage est l’une des causes de cette révolte, en Tunisie surtout.

‘’Nous devons […] promouvoir le dialogue pour éviter cette revendication violente dans la rue’’, a ajouté M. Kamano.

Comme M. Marzano, il a relevé ‘’la disproportion’’, en faveur des banques, entre le système de sauvetage des institutions financières – en Europe et aux Etats-Unis surtout - et la protection sociale des travailleurs.

ESF/AD

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Economie-Finances


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