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Lutte contre la pauvreté : Sept milliards pour sortir les femmes du Baol de la précarité



Pour promouvoir une participation accrue des femmes du monde rural dans la lutte contre la pauvreté, le ministère de la Famille va leur faire bénéficier d’un Programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers pour la lutte contre la pauvreté. Financé à hauteur de plus de sept milliards, ce programme cible les femmes des régions de Diourbel et Kaffrine.

Les paysannes semblent être mal lôties dans le combat qu’elles mènent pour arriver à bout de la pauvreté. Elles ne reçoivent qu’un pour cent de tous les crédits alloués à l’agriculture, par rapport aux hommes. Ce qui réduit ‘injustement’ leur chance de contrôler le fruit de leur labeur et compromet la stimulation à rechercher des opportunités productives et génératrices de revenus. Ce, en dépit du fait avéré qu’un revenu gagné par la paysanne est plutôt utilisé pour les besoins de la famille en nourriture, vêtement, santé et éducation.

Ainsi, pour les aider à mieux gérer leurs sources de revenus, afin de vivre dans l’autonomie, un projet intitulé Programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam) vient d’être mis sur pied par le ministère de la Famille. Ce projet, selon Mme Khady Fall, chargée de son exécution, va bénéficier de l’apport financier de la Banque islamique de développement (Bid) et de l’Etat du Sénégal, pour un budget estimé en tout à plus de sept milliards de francs Cfa. Ce financement permettra aux femmes des régions ciblées en l’occurrence Kaffrine et Diourbel d'améliorer leurs conditions de vie en suivant une formation en alphabétisation et en gestion.

Pour Mme Fall, le fait d’apprendre à lire et à compter facilite aux femmes l’accès au financement dans la mesure où elles pourront mieux gérer leurs investissements afin de devenir autonome. ‘Des décennies de recherches économiques et sociales montrent que les programmes de formation en matière d’alphabétisation comptent parmi les programmes de développement les plus rentables’, déclare la chargée du programme. Khady Fall soutient aussi qu’un financement sera alloué aux femmes afin de les aider dans leurs projets de création de richesses.

Abondant dans le même sens, le directeur de cabinet du ministre de la Famille, Siré Lô, explique que ce programme a été mis sur pied pour appuyer la politique de réduction de la pauvreté, initiée par le chef de l’Etat. ‘Pour répondre favorablement à l’appel du président de la République, notre département a senti l’utilité de créer des programmes qui seront accompagnés par nos partenaires financiers pour combattre la pauvreté au Sénégal’, indique le directeur de Cabinet. Ainsi, des méthodologies rigoureuses d'évaluation des effets de ce programme seront mises en exergue à la fin de chaque session en vue de déterminer l’importance du programme. Mais il s’agira surtout de financer les plus méritants.

Le Palam est un programme d’une durée de cinq ans (2009-2013). Cependant, affirme Mme Khady Fall, celui-ci pourrait être renouvelé à condition que son objectif de former et de financier toutes les femmes du monde rural soit atteint.

Paule Kadja TRAORE
Wal Fadjri

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Commentaires articles

1.Posté par Daouda Diop le 30/11/2009 15:47
Excellent programme. Toutefois, il faut veiller aux aspects développement du leadership féminin et tou faire pour que le programme puisse se réclamer de l'émergence de femmes entrepreneures d'envergure et leadres sociales, économique, politiques et culturelles.

Sans cela, le programme sera juste un confinement des femmes dans le ''petit'' avec juste la tête hors de l'eau. Ce qui est dépassé non seulement mais constituent une voie de garage.

Il nous faut désormais au Sénégal des Fermmes Entrepreneures Production de Richeses vartiées et à grande échelle.

''Fini les Petits'' doit ête le Slogan du Palam. Khady Fall, si elle le veut et rencontre l'agrément de la ministre est parfaitement capable de le conduire en ce sens.

Avec un peu d'intelligence la ministre ne devrait pas s'opposer à cela, elle a tout à y gagner.

Daouda Diop
(221) 33 864 72 98
(221) 77 654 25 83

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