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Le SAES demande d’allouer 5% du PIB à l’enseignement et à la recherche



Dakar, 5 avr (APS) – Le Syndicat autonome de l'enseignement supérieur (SAES) estime qu’il faut augmenter la part des ressources publiques consacrées à l’enseignement supérieur jusqu’à 2% du PIB pour l’enseignement et 3% pour la recherche, comme recommandé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Cette recommandation figure dans un document produit par le syndicat en guise de contribution à la Concertation nationale sur l'avenir de l'enseignement supérieur au Sénégal (CNAES) qui s’ouvre samedi.

Sur cette question du financement toujours, le SAES préconise, dans un document transmis à l'APS, que l’instauration d’une ‘’Contribution des entreprises à la recherche, à l’innovation et à la formation (CERIF) en prélevant 3% du chiffre d’affaires de celles évoluant dans les secteurs des mines et carrières, TIC, pêche industrielle, agro-industrie, etc.

A cela s’ajoute l’implication des collectivités locales ‘’dans la prise en charge du fonctionnement des établissements supérieurs de leurs territoires (assainissement, contributions foncières, sécurité, œuvres sociales, etc.)’’.

Selon le SAES, ‘’la part de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la richesse nationale en 2013 représente 1,44% du PIB contre 5% préconisée par l’OCDE (2% pour l’enseignement supérieur et 3% pour la recherche)’’.

Le syndicat précise que ‘’les indicateurs de l’OCDE sont relatifs aux dépenses alors que ceux du Sénégal sont souvent des prévisions de dépenses (Budgets)’’.

Par ailleurs, le SAES appelle à une ‘’gouvernance nouvelle’’ de l’enseignement supérieur par la mise en place en place d'un ’Haut conseil académique où siègent d’éminents scientifiques, indépendants et immuables pendant la durée de leur nomination’’.

‘’Celui-ci devra être chargé d’assister le chef de l’Etat dans la conception de la politique scientifique, de superviser et réguler le fonctionnement du système de la recherche et de l’enseignement supérieur. Il rend compte régulièrement au chef d’Etat et au public’’, explique le syndicat.

En matière de formation, le SAES propose de ‘’redimensionner l’UCAD (Université Cheikh Anta Diop) à sa capacité réelle tout en développant les autres établissements du supérieur’’.

Il y a également lieu de ‘’faire tout pour atteindre, dans l’horizon de cinq ans, une capacité scientifique d’accueil de 220 hectares bâtis, correspondant à 9 établissements du supérieur de 15.000 places en plus de l’UCAD’’.

Selon le syndicat, il faut ''bien considérer le secteur privé dans le plan de développement de l’enseignement supérieur et veiller à ce que les exigences académiques soient respectées par tous les établissements aussi bien publics que privés’’.

Il invite à ‘’réduire l’important déséquilibre existant entre le nombre de bacheliers scientifiques et littéraires’’ et ‘’ouvrer, pour atteindre d’ici cinq ans une proportion de 50% de bacheliers scientifiques’’.

OID/AD

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