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Le RIS veut introduire un système de financement islamique



Louga, 19 déc (APS) – Les responsables du Rassemblement islamique du Sénégal (RIS) ont annoncé, à Louga, leur volonté de mettre sur pied un système de finances islamiques bannissant les pratiques usuraires et l’intérêt.

Les dirigeants du RIS, qui animaient samedi, une conférence publique sur le thème, ont soutenu que ce projet très ‘’avancé’’ est une alternative sur le plan économique répondant aux besoins et aspirations des populations pauvres notamment du monde rural.

’’Ce système financier est implanté un peu partout en Afrique notamment au Bénin et au Togo’’, a souligné le conférencier, Mansour Ndiaye, estimant que ‘’le financement islamique repose sur le principe de l’interdiction de l’interdit dont le caractère prohibé ne fait l’objet de débat ni dans l’islam ni dans les autres religions révélées’’.

‘’Un tel système préserve les valeurs et préceptes des religions musulmane ou chrétienne, a soutenu M. Ndiaye qui a ajouté que le RIS ’’mobilisera l’ensemble des ressources humaines notamment des docteurs en Charia, des spécialistes de la jurisprudence islamique et des experts en finances classiques conventionnelles pour montrer l’existence d’une autre voie plus juste et équitable de pratiquer les finances’’.

‘’Au moment où on parle de finances équitables et ou beaucoup de puissances internationales sont attirées par le concept de finances islamiques, le système classique s’est signalé avec des déséquilibres qui ont causé des crises économiques et financières’’, a relevé M. Ndiaye.

M. Ndiaye, qui a invité les populations à adhérer à ce système pour leur bien-être, a estimé que la notion même de protection des clients est un principe phare du système de finance islamique.

‘’Ce nouveau système constitue une alternative sûre à la finance conventionnelle qui a fini d’appauvrir l’essentiel des habitants des zones rurales’’, a, quant à elle, soutenu la présidente de la Mutuelle d’épargne et de crédit islamique de Louga (MECIS), Sokhna Arame Gaye Diop.

Selon Mme Diop, ‘’le système veut, dans les conditions de vie actuelles difficiles, adapter les différents mécanismes de financement aux besoins réels des populations à travers des crédits alimentaires par l’octroi de ration alimentaire au chef de famille qui pourra payer selon ses ressources’’.

Il est également prévu ’’d’octroyer des crédits pour la création de petites et moyennes entreprises dans les domaines de la restauration, de l’agriculture, etc.’’, a soutenu Mme Diop.

PON/AD

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