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La réforme foncière doit prendre en compte les intérêts des investisseurs, des familles et des pasteurs



Dakar, 20 nov (APS) – Le professeur de droit public Abdoulaye Dièye a estimé mercredi que la réforme foncière en cours au Sénégal devrait à la fois prendre en compte les intérêts des investisseurs privés, des familles et des pasteurs.

"Une réforme foncière doit impérativement aller dans le sens de la sécurisation des terres appartenant aux investisseurs privés, mais aussi la reconnaissance des droits fonciers des familles et des pasteurs (agriculteurs et éleveurs)", a dit M. Dièye lors de la dernière édition de "Carrefour d’actualité", une série de conférences publiques organisées par le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI).

La conférence publique portait sur deux thèmes : "L’état des lieux de la question foncière au Sénégal" et "L’agriculture familiale face au phénomène d’accaparement des terres".

Le gouvernement sénégalais a mis en place en 2012 une commission chargée de mener une réforme du foncier.

"Dans tout le Sénégal, il n’y a pas plus de 100.000 titres fonciers. Donc tous ceux qui se disent propriétaires de titres fonciers ne le sont pas" vraiment, a ajouté le professeur Dièye.

"Il y a un grand problème dans le foncier au Sénégal, à cause de l’inapplicabilité de la loi. C’est le domaine où il y a le plus de cas de violation de la loi. Si on ne s’en tenait qu’à cela pour dire qu’un pays est un Etat de droit ou ne l’est pas, le Sénégal ne serait pas considéré comme un Etat de droit", a-t-il dit.

MS/ESF

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