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La Banque mondiale lance un nouveau Programme de lutte contre la corruption



LONDRES, 3 décembre 2008 – La Banque mondiale a lancé aujourd’hui un Mécanisme de partenariat pour la gouvernance afin d’aider les pays en développement à renforcer leurs programmes à l’appui de la gouvernance et à poursuivre la lutte contre la corruption. Ce nouveau mécanisme bénéficie d’une aide publique du Royaume‑Uni, des Pays-Bas et de la Norvège.



« La croissance économique et la réduction de la pauvreté passent par des institutions publiques transparentes et la lutte contre la corruption, » rappelle Danny Leipziger, Vice‑Président de la Banque mondiale, Réduction de la pauvreté et gestion économique. « La crise financière actuelle montre à quel point il est important de respecter les principes de transparence, de promouvoir la bonne gouvernance et de mettre en place une réglementation efficace dans toutes les régions du monde. »



Doté de 65 millions de dollars, le Mécanisme de partenariat pour la gouvernance (GPF), dont le lancement intervient à l’approche de la Journée de la lutte contre la corruption du 9 décembre, est un nouveau programme sur quatre ans qui sera financé par le ministère du Développement international du Royaume-Uni (à hauteur de 30 millions de livres, soit 44,7 millions de dollars), les Pays-Bas (10 millions d’euros, soit 13 millions de dollars) et la Norvège (50 millions de couronnes, soit 7,6 millions de dollars), la Banque mondiale apportant un financement de contrepartie.



« J’ai la conviction que la bonne gouvernance est au cœur du développement et de la réduction de la pauvreté, » affirme le ministre britannique du Développement internationale, Ivan Lewis. « Le DFID est déterminé à contribuer aux efforts déployés à l’échelle mondiale pour que soient mises en place des structures d’État efficaces qui répondent aux besoins des citoyens et qui éradiquent la corruption. Le Mécanisme de partenariat pour la gouvernance lancé aujourd’hui aidera à créer les conditions qui permettront à des millions d’habitants des pays en développement d’échapper à la pauvreté. »



Le GPF complètera également les actions menées par la Banque mondiale pour promouvoir la gouvernance et apportera des ressources supplémentaires grâce auxquelles les équipes-pays pourront redoubler d’efforts pour aider les pouvoirs publics à améliorer leurs mécanismes de responsabilité interne et les services fournis aux citoyens. « C’est un pas supplémentaire important dans la poursuite de notre action qui vise à renforcer la gouvernance pour combattre la pauvreté, » précise Leipziger. « Compte tenu de la détérioration des perspectives de croissance mondiale pour 2009, l’État a un rôle d’autant plus crucial à jouer pour protéger les plus vulnérables et maintenir la dynamique de développement », ajoute-t-il.



« L’argent du contribuable néerlandais doit servir à réduire la pauvreté », déclare le ministre néerlandais de la Coopération pour le développement, Bert Koenders. « La corruption et la mauvaise gouvernance font obstacle au développement équitable des pays pauvres, ce qui est inacceptable. Grâce au Mécanisme de partenariat pour la gouvernance, nous pourrons démultiplier notre action dans le domaine de la gouvernance et de la lutte contre la corruption et mettre en place des formules réellement novatrices de collaboration avec nos partenaires stratégiques. »



Le ministre norvégien de l’Environnement et du développement international, Erik Solheim précise : « On estime à plusieurs centaines de milliards de dollars le montant des transferts illicites opérés chaque année à partir des pays en développement. Ces transferts compromettent la mobilisation des ressources intérieures, amenuisent les ressources nécessaires au financement du développement, facilitent les activités criminelles, affaiblissent la notion de responsabilité et accroissent les inégalités. La Norvège espère fortement que les activités financées au moyen du Mécanisme de partenariat pour la gouvernance aideront à contrer cette tendance en renforçant la lutte contre la corruption à l’échelon national. »



Le Mécanisme :



* soutiendra la mise en œuvre de programmes destinés à promouvoir la gouvernance et à combattre la corruption dans les pays en développement – en particulier dans les États pauvres et fragiles tels que l’Afghanistan, le Burundi, le Cambodge, Haïti et la République démocratique du Congo ;



* appuiera financièrement des initiatives d’avant-garde, telles que des partenariats novateurs avec la société civile, pour faire en sorte que l’argent public soit utilisé à bon escient ; et



* financera des activités axées sur l’acquisition et le partage des connaissances dans les domaines de la gouvernance et de la lutte contre la corruption.



Les ressources du GPF seront accessibles par voie de concours. À cet effet, les bureaux extérieurs de la Banque mondiale, en collaboration avec les donateurs partenaires, soumettront au Mécanisme des propositions pour solliciter le financement d’initiatives d’avant-garde.


Pour en savoir plus sur les travaux de la Banque mondiale dans le domaine de la gouvernance, consulter le site :

www.worldbank.org/publicsector

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Bonne gouvernance


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