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LUTTE CONTRE LES MUTILATIONS GENITALES FEMININES, L’arme de la sensibilisation

La Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines a été célébrée hier, mercredi 06 février, par la communauté mondiale. Un moment privilégié de plaidoyer pour rappeler aux politiques et aux populations les engagements pris pour l’abandon de ces « agressions physiques » qui touchent des centaines de millions de femmes et surtout pour redynamiser la dimension sensibilisation dans la lutte contre les Mgf .



150 millions de femmes dans le monde souffrent tout le long de leur vie, des conséquences physiques et psychiques des mutilations génitales féminines (Mgf). Ces violences qui constituent une grave atteinte à l’intégrité des femmes sont pratiquées avant tout dans les pays d’Afrique du Nord-Est et de l’Ouest.

En Egypte et en Somalie, mais aussi en Guinée et au Mali, plus de 90% des femmes sont excisées. Dans d’autres pays par contre, l’excision se limite à des groupes ethniques ou à des régions précis. C’est notamment le cas dans les pays du Proche-Orient, en Inde, en Indonésie et en Malaisie. En dépit de fortes résistances sociales rencontrées dans certaines contrées du monde, il importe de noter cependant que, grâce à l’implication de la communauté mondiale, la situation s’est relativement améliorée dans certains pays d’Afrique, comme au Burkina Faso où la proportion de femmes mutilées est passée en une dizaine d’années de deux tiers à un peu moins de la moitié. Malheureusement, les zones rurales continuent la zone de prédilection des mutilations génitales féminines pour différentes raisons liées à la socioculture, aux us et coutumes.

Au niveau mondial, la lutte contre les Mgf continue de retenir l’attention de toute la communauté internationale. C’est ainsi que la Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines a été célébrée hier avec beaucoup d’engagement de la part des institutions internationales et des organisations civiles dans l’optique d’endiguer ce phénomène fortement préjudiciable au développement physique, psychique et moral des femmes. Surtout dans la variante excision qui touche dans le monde quelque 03 millions de filles chaque année, selon l’Unicef. Pour cette année, la journée internationale contre les Mgf, célébrée ce mercredi, a été axée sur la thématique du renforcement de partenariat avec les médiats autour de la tolérance zéro de l’excision chez les femmes.

Toute chose qui est expressive de la place centrale accordée à la sensibilisation dans les stratégies d’endiguement des Mgf. Au Sénégal, la démarche revêt un caractère particulier d’autant que l’excision, ancrée dans les traditions depuis la nuit des temps, reste encore une nébuleuse malgré les déclarations de bonne foi énoncées au niveau local par certaines communautés en faveur de l’abandon effectif de la pratique. Pour preuve, dans certaines régions du Sénégal comme Kolda et Matam, le taux de femmes ayant été excisées continue encore de culminer respectivement à 94 % et 93% alors que Tambacounda reste figé à un taux de prévalence de 86%.

Sud Quotidien

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