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LUTTE CONTRE LA SALINISATION DES TERRES : Les femmes de Ndiaye Ndiaye à Fatick en exemple



Avec des rendements de 0,5t/ha au début du projet en 2004 et qui ont été améliorés par la suite, les femmes du quartier de Ndiaye Ndiaye à Fatick devraient enregistrer cette année des productions de riz bio de plus de 20 tonnes. Ce, sur une superficie de 10 ha seulement pour un potentiel de 250 ha exploités au niveau de la vallée adossée à leur quartier. Elles ont choisi de mettre en valeur cette zone pour gagner le pari de l’autosuffisance alimentaire. Un exemple à méditer.

En procédant samedi dernier aux premières récoltes de riz au niveau de la vallée et en y invitant leurs partenaires et les autorités locales, les femmes de Ndiaye Ndiaye ont tenu à démontrer leur bravoure. Une manière pour elles de sensibiliser les autorités sur la nécessité de leur venir en aide. « En parlant d’autosuffisance alimentaire au Sénégal, on peut dire que les femmes de ce quartier de Fatick ont pris les devant depuis 2001 » témoigne Mme Ndèye Diaffé Ndiaye Diouf, coordinatrice de l’association Femme Enfance Environnement (FEE). Celle-là même, par qui l’idée d’exploiter cette vallée par les femmes de Ndiaye Ndiaye est venue. De plus d’une soixantaine de membres, ces femmes se sont vite regroupées en une association de femmes exploitantes de la vallée de Ndiaye-Ndiaye. Un site d’un potentiel de 250 ha envahi par le sel. Les femmes n’avaient plus alors comme seule préoccupation que de lutter contre cette agression saline. Elles se sont ainsi données corps et âme, nuit et jour pour faire disparaître cette teneur en sel au début du projet en 2004. « En déversant des ordures ménagères, du son de mil, des rebus de battage de céréales sur les quatre (4) digues anti sel qui ont été mises en place grâce à l’appui de la coopération autrichienne » souligne Mme Diouf Ndèye Diaffé Ndiaye. Et la coordinatrice de l’Ong Femme enfance environnement (FEE) d’ajouter également les mesures d’accompagnement prises pour encourager les femmes : « la commande de coques d’arachides acheminées de l’usine Sonacos de Kaolack pour amender le sol, la mise à disposition d’un matériel agricole comme des semoirs et à côté, un appui permettant aux femmes de s’adonner à d’autres activités génératrices de revenus par l’octroi d’une bâche, une centaine de chaises et un appui financier de 500.000 FCFA pour l’organisation d’une séance de lutte traditionnelle afin de leur permettre d’avoir un fonds de caisse ». Les dés étaient ainsi jetés. « Mais, malheureusement, l’équipement n’a pas suivi », selon Fatou Senghor, présidente de l’association. Dans les rizières, le travail n’est point facile. « Vous voyez ! Tout se faisait à la main, du semis à la récolte en passant par l’enlèvement des mauvaises herbes entre autres » souligne Mme Fatou Senghor. « Malgré tout, les productions devraient atteindre environ 20 tonnes de riz cette année.

Mohamadou SAGNE
Le Soleil

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