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LUTTE CONTRE LA PAUVRETE, Des dizaines jeunes africains et de la diaspora à l’école de Mariama Bâ

L’Initiative des Femmes Africaines du Millénaire contre la pauvreté et pour les droits humains, Awomi, est en conclave. Créée en mai 2005 à Limuru, au Kenya, Awomi qui se veut le précurseur de l’égalité de genres et se donne comme défis la lutte contre l’appauvrissement des femmes, la lutte pour le respect des droits de l’homme, organise pour la deuxième fois, à Gorée, son atelier de formation dénommé Yowli.



Cet atelier de formation qui a pour objectif l’établissement des évidences et des connaissances, à propos de l’analyse économique et l’évaluation des besoins des pauvres, voit la participation de plus de cent cinquante jeunes africains et de la diaspora. Sous le contrôle de Mme Yassine Fall, la présidente de l’Ong, des jeunes âgés de 8 à 30 ans sont venus du monde entier pour s’imprégner des questions brulantes de l’actualité : la féminisation de la pauvreté, les crises économiques sans oublier les droits de l’homme.

Pour mieux imprégner les populations à la question du développement, du respect des droits fondamentaux de l’homme, de nombreux jeunes recrutés dans différentes écoles du Sénégal ont été invités à prendre part à l’atelier. Venus de l’école élémentaire de l’Unité 18 des Parcelles Assainies, Fallou Mbow et Fatou Ngom, Alassane Dramane Touré partagent leur journée avec Yaye Fatou Diop, originaire de la France.

Comme cette dernière, de nombreux jeunes, venus des Usa, apprennent, à travers les récits des uns et des autres, à se familiariser avec les dures conditions de vie de leurs camarades de Kinshasa, Dakar et de Louga. L’ouverture de cet atelier qui a coïncidé avec cette période de crise économique mondiale a permis aux jeunes de mieux comprendre les explications qui jusque-là leur étaient inaccessibles.

Cette séance organisée pour la deuxième fois au Sénégal, après celle de 2006, a été ouverte à Gorée, le 28 Juin dernier, et elle vise à mieux outiller les organisations et communautés leaders de femmes et de jeunes vivants dans la pauvreté pour les futures batailles qui vont être les leurs.

Loin d’être fortuit, le choix de Gorée est doublement symbolique : la plupart des jeunes participant à cet atelier ont vu le jour loin de l’Afrique et le rôle joué par Gorée dans l’esclavage de leur ancêtre les a toujours intéressés. Il s’y ajoute que le Lycée Mariama Ba de Gorée, qui est le dernier internat publique du Sénégal et qui a donné au pays certains des ses meilleurs élèves, est menacé par des spéculateurs fonciers qui, à en croire des indiscrétions, veulent y ériger un hôtel 5 étoiles.

C’est pour cet objectif que cette école qui devait bénéficier d’une attention particulière est presque laissée à l’abandon. Pour permettre l’accueil de sa centaine de participants, sous la supervision de Mme Salimata Bocoum, coordonatrice d’Awomi, l’école a bénéficier d’une cure de jeunesse avec la réfection de certaines de ses salles de bains, de classe, chambres et cuisines. Pendant un mois, ces jeunes, garçons et filles, venus de la Gambie, du Brésil, des Usa, en vivant ensemble dans l’enceinte de l’école Mariama Bâ de Gorée, vont se familiariser et partager les expériences des uns et des autres.

Sud Quotidien

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