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’L’EITI est un tremplin pour le développement du continent’’, selon un cadre de la BM



Dakar, 10 avr (APS) - La bonne gestion des revenus pétroliers et miniers à travers l’Initiative de transparence des industries extractives (EITI) a le potentiel pour être un tremplin pour le développement, selon la vice-présidente de la banque mondiale pour l’Afrique.

‘’En période de hausse des prix, la bonne gestion des revenus pétroliers et miniers a le potentiel pour être un tremplin pour le développement. Avec un environnement mondial moins propice, il devient encore plus urgent pour les gouvernements de faire une utilisation judicieuse des ressources disponibles’’, a notamment préconisé la Nigerianne Obiageli Katryn Ezekwesili dans une tribune dont copie est parvenue vendredi à l’APS.

‘’ (Il faut également) prendre des mesures structurelles et institutionnelles pour faire en sorte que les expansions à venir – ce qui ne manquera pas de se reproduire - soient exploitées pour lutter contre la pauvreté et améliorer la vie des citoyens’’, a-t-elle écrit dans sa contribution intitulée ’’L’urgence d’exploiter les ressources naturelles de l’Afrique pour lutter contre la pauvreté’’.

Pour ce faire, la vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Afrique a suggéré aux pays du continent d’adhérer à l’EITI, une initiative de la BM déjà utilisée par quelque 28 gouvernements africains.

L’instrument que le Sénégal n’a pas encore adopté a pour but de ‘’d’améliorer la gouvernance par le biais de la vérification et la publication complète des paiements de la société et les recettes publiques provenant du pétrole, du gaz et des mines’’.

Selon Mme Ezekwesili, ‘’37 compagnies minières de pétrole, de gaz ont décidé de soutenir l’initiative, de même que les investisseurs institutionnels gérant des actifs s’élevant, avant la crise financière, à plus de 14 milliards de dollars’’.

‘’L’adhésion à l’EITI est une première étape qui envoie un signal fort de l’engagement du gouvernement à la transparence’’, a-t-elle encore souligné.

‘’Si les citoyens sont prêts à récolter les bénéfices de l’exploitation minière, a-t-elle fait valoir, la transparence est nécessaire dans l’ensemble des flux des ressources, depuis l’attribution au suivi des contrats, de la façon dont les taxes et les redevances sont perçues, de la manière dont les choix d’investissement sont exécutés’’.

‘’C’est ce qu’on appelle, a-t-elle précisé, le « EITI + + », qui met l’accent sur l’amélioration de la gestion des ressources de l’ensemble de la chaîne allant des recettes aux résultats pour les citoyens’’.

‘’La communauté internationale, y compris la Banque mondiale, peut aider les pays dans l’amélioration de la gestion des flux de ressources, cependant la société civile aura à jouer un rôle clé dans cette initiative’’, a-t-elle ainsi assuré.

Selon elle, ‘’une transformation des économies nationales peut découler de l’association des efforts de réforme et de diversification’’.

‘’On peut faire en sorte qu’un plus grand impact sur le développement soit obtenu en période de baisse des prix et à partir des ressources disponibles, et ainsi mettre sur pied les bases d’une croissance économique générale quand les prix reviennent à la hausse’’, a-t-elle fait remarquer.

Obiageli Katryn Ezekwesili a également indiqué qu’en ‘’développant d’autres sources de croissance, les pays peuvent atténuer l’impact des chocs tels que la baisse spectaculaire des prix en 2008’’.

’’Cette fois-ci, les pays africains riches en ressources peuvent tracer une voie différente des précédents cycles d’expansion et de rupture qui ont conduit au paradoxe de la pauvreté pernicieuse au milieu de l’abondance des ressources’’, a-t-elle soutenu.

‘’Cette crise, a-t-elle dit, est une opportunité pour la transformation économique, et défie les dirigeants et citoyens à agir en urgence’’.

Les taux de croissance en Afrique sub-saharienne étaient, il y a moins d’un an, comparables à ceux de l’Asie, et se situaient à environ 6 pour cent. Mais une crise mondiale sans précédent menace maintenant ces acquis et la plupart des pays d’Afrique commencent à ressentir de plein fouet la récession. La croissance dans la région devrait baisser à 2,4 pour cent en 2009, selon la Banque mondiale.

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