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L’APPROCHE GENRE DANS L’ÉDUCATION NON FORMELLE : Une exigence de Bonne gouvernance, selon Mame Birame Diouf



Définir les mécanismes pour une prise en compte réelle de la dimension Genre dans l’éducation non formelle. C’est le propos de l’atelier de 3 jours qui se tient à Dakar. Une initiative du ministère de la Culture, de la direction de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle.

Dans la pratique, il s’agira de procéder à une analyse approfondie de l’approche Genre dans l’éducation non formelle, d’identifier les besoins fondamentaux des femmes et des jeunes filles issues des couches vulnérables en général. Mais aussi de définir un cadre de référence et les missions de la cellule Genre en éducation non formelle.

Au-delà de l’intérêt et de l’actualité du thème de réflexion, « je perçois une volonté de mieux s’approprier un concept, le Genre, dont la prise en compte est aujourd’hui une exigence de Bonne gouvernance », a expliqué le ministre de la Culture, du Patrimoine historique classé, des Langues nationales et de la Francophonie, Mame Birame Diouf.

Selon lui, dans la plupart de nos pays africains, le statut mais surtout la division des tâches dans la société obéissent encore à des critères liés pour l’essentiel au sexe. Toujours est-il qu’il convient de bien cerner l’approche Genre qui « n’est ni la femme, ni le sexe ».

Equité

A l’en croire, il décrit les différents « rôles, les responsabilités, les valeurs et les attitudes ainsi que les rapports de pouvoir qui sont attribués aux femmes et aux hommes, aux filles et aux garçons ».

Dans un pays où 52% de la population sont des femmes, « on comprend l’importance et l’urgence qu’il y a à corriger toute forme de discrimination qui se veut liée au Genre », défend le ministre de la Culture. Un avis partagé par la coordonnatrice de la cellule Genre en éducation non formelle, Nafissatou Gassama.

Sur ce plan, toutes les études ont révélé que l’analphabétisme est féminin et rural. Aussi, de l’avis du ministre, l’Etat accorde une grande importance à la participation des femmes aux programmes d’alphabétisation, au pilotage et à la gestion du sous-secteur.

Car seule « une alphabétisation durable aura un impact réel dans la vie quotidienne, professionnelle et citoyenne de la population active », a dit le ministre. A son avis, alphabétiser ne se résume pas à une aptitude à lire, écrire ou compter.

« Plus que de simples compétences fondamentales, l’alphabétisation doit tendre vers la maîtrise de compétences de vie courante liées à la santé, à l’hygiène, l’environnement, à la citoyenneté, à l’économie », a affirmé M. Diouf.

El Hadji Massiga FAYE
Le Soleil

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