Recherche

KOLDA : PREVENTION ET GESTION DE CONFLITS DANS LA COMMUNE Une quarantaine de participants outillée par l’observatoire

Ouvert pour soixante-douze heures dans le hall de l’hôtel de ville, un atelier de formation en négociation, prévention et gestion de conflits dans l’espace communal a regroupé une quarantaine d’hommes et de femmes sous l’égide de l’observatoire en partenariat avec le programme de développement socio économique pour la paix en Casamance (Procas).



Il s’agit, à travers cette formation, d’outiller ces participants aux techniques de négociation, de prévention et de gestion de conflits dans la commune de Kolda trop souvent secouée par des crises de toutes sortes, l’affaire dite Dominique Loppy demeurant encore vivace dans les esprits. C’est pourquoi, pour parer à d’éventuelles escalades, l’observatoire communal de prévention et de gestion des conflits a jugé nécessaire de former ses membres en plus de ceux des comités de quartiers. « nous organisons cet atelier pour former nos membres et ceux des comités de quartiers aux nouvelles techniques de négociation, de prévention et de gestion des conflits, gage de la stabilité dans les quartiers » a expliqué Boye Diallo coordonnateur de l’observatoire.

Les thèmes ainsi étudiés portent sur les conflits liés au championnat populaire communément appelé « Navétane », au Kankourang, à l’environnement avec les problèmes entre exploitants forestiers et agents des eaux et forets. Il y a aussi et surtout les litiges fonciers qui sont monnaie courante dans la commune de Kolda. Des thèmes qui sont d’une actualité si brûlante dans l’ensemble de la Casamance naturelle que, selon Bassa Diawara, le coordonnateur du comité d’appui et de soutien au développement économique et social en Casamance (Casades), il faut les prendre à bras-le-corps en organisant régulièrement des ateliers de renforcement de capacité. C’est là à ses yeux, une meilleure manière d’apaiser le climat social déjà trop malmené par plusieurs conflits sociaux de ce genre. Il ajoutera que son organisme travaillera toujours dans le sens de la recherche et de l’obtention de la paix définitive dans cette partie méridionale du sénégal.

Cette technique de négociation et de médiation sociale appelée « Do no ham » est réputée très efficace dans la gestion des conflits. Elle aurait fait ses preuves dans des pays comme le Kenya et autres. Un concept qui prend en compte tous les facteurs de division dans un conflit donné, en tirer les effets afin d’en avoir les solutions idoines.

Moussa Sow, le représentant du Procas, a réitéré la volonté inébranlable de son programme à accompagner toutes les actions de développement visant à consolider la paix en Casamance. Il faut dire que les participants se sont tous réjouis de cette capacitation puisque, disent ils, la commune du maire Bécaye Diop regorge de beaucoup de foyers de tension.

En effet, dans les quartiers de Saré Kémo et de Sinthiang Tountourou pour ne citer que ceux là, le feu couve sous la cendre avec de multiples litiges fonciers dont certains ont atterri sur la table du procureur avec l’arrestation du chef du premier quartier nommé. Et ce n’est pas tout. Il y a soixante douze heures, un cinglant bras de fer avait opposé les menuisiers aux services des Eaux et forêts. Ce qui avait abouti à une marche improvisée de ces travailleurs du bois en guise de protestation.

Sud Quotidien

Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte
Lu 1835 fois
Bonne gouvernance


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4 5 » ... 11
Inscrivez-vous.entrez votre email pour garder le contact car nous avons besoin de vos avis et suggestions.merci d'avance