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Investissements : Des Russes annoncent une usine de transformation de produits halieutiques à Sangalkam



Actuellement en visite au Sénégal, le coordinateur pour l’Afrique du fonds d’investissement Hermes-Sojitz, Oleg Iantovskii, nous en dit un peu plus sur les ambitions de son groupe au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.
Après avoir rencontré le président Macky Sall en marge du dernier Sommet du G 20 de Saint-Pétersbourg en Russie, le coordinateur du fonds d’investissement pour l’Afrique de Hermes-Sojitz, qui est aussi à la tête d’un groupe d’une cinquantaine de compagnies russes, est venu réaffirmer l’ambition de son groupe d’investir au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. En visite actuellement au Sénégal, Oleg Iantovskii nous a expliqué que le groupe qu’il représente cible les investissements dans le secteur productif. Le groupe est déjà en train d’investir dans la construction d’une usine de transformation de produits halieutiques à Sangalkam. « Nous avions discuté de ce projet avec le président Macky Sall à Saint-Pétersbourg. Nous avons déjà acquis un terrain d’une superficie de 2,7 hectares et le reste du processus suit son court », explique Oleg Iantovskii.

Projet de Zone industrielle privée
Le deuxième projet, c’est la construction d’une Zone industrielle privée (Zip) sur une superficie de 15 à 20 hectares, dont l’emplacement reste à déterminer, pour accueillir les entreprises du groupe qui viendront investir au Sénégal. Ces entreprises vont cibler, en priorité, le secteur de l’agroalimentaire, notamment la transformation de l’arachide et des fruits. En plus de ces deux projets qui ont effectivement démarré, le fonds d’investissement Hermes-Sojitz a créé une compagnie, l’African oil gas corporation, dédiée à la recherche de gisements d’hydrocarbures au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. En clair, le fonds entend faire du Sénégal sa tête de pont pour la pénétration en Afrique de l’Ouest, conscient que le continent noir est capable de devenir une nouvelle « locomotive » de croissance de l’économie mondiale en remplaçant la Chine et l’Inde. « Nous sommes prêts à investir des montants importants dans le secteur réel de l’économie, notamment les hydrocarbures », assure Oleg Iantovskii. Selon lui, le Sénégal a un grand potentiel d’investissement en tant que porte d’entrée de l’Afrique de l’Ouest et grâce à sa stabilité politique. A cela s’ajoutent des lois économiques « compréhensibles ». Parmi les atouts du Sénégal, il cite l’ouverture des gens, des salaires pas très élevés et beaucoup de ressources naturelles. En ce qui concerne les contraintes, il énumère les lenteurs administratives et le manque de technologies avancées pour la transformation des produits sur place. D’après lui, malgré le mauvais classement du Sénégal dans le Doing Business, l’environnement des affaires y reste favorable. « Le rating [classement] c’est quelque chose d’assez relatif, parce qu’il y a beaucoup de ratings différents. En Russie aussi nous rencontrons beaucoup de difficultés, mais nous les résolvons. Tout compte fait, le Sénégal a un bon potentiel pour le développement », dit-il. Il promet que son groupe va favoriser le transfert de technologies. Ce qui, dit-il, va augmenter le potentiel d’exportation du Sénégal.

Le groupe s’intéresse au fer de la Falémé
Les ambitions de Hermes-Sojitz au Sénégal et en Afrique consistent à la recherche de gisements d’hydrocarbures et de minerais et la construction d’unités de transformations dotées de technologies avancées pour la transformation de ces produits sur place. « Cela fait deux ans que je viens au Sénégal, et j’ai mis beaucoup de temps à convaincre le conseil d’administration du groupe pour investir dans nos projets au Sénégal », explique M. Iantovskii. Il révèle que son groupe est intéressé par l’exploitation et la transformation (sur place) du fer de la Falémé dans le Sénégal Oriental. « Le président Macky Sall nous a dit que le Sénégal est ouvert aux investissements et l’Apix nous a fait une belle présentation des potentialités et des garanties [juridiques] – même si nous comprenons que dans tout investissement il y a un risque – mais pour l’instant, nous pensons que tout cela est positif, c’est pourquoi nous continuons à travailler dans ce sens », conclut Oleg Iantovskii.

Seydou KA
Le Soleil

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Economie maritime-Pêches-aquaculture


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