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Greenpeace Afrique dénonce la surpêche en Afrique de l'Ouest



Bargny, 18 nov (APS) - Greenpeace Afrique a lancé mardi à Bargny (ouest) un appel à la lutte contre la surpêche en Afrique de l'Ouest et demandé aux gouvernements africains de mettre en place des politiques durables, dans ce domaine.

"Nous voulons montrer l’impact des activités des bateaux monstres sur les pêcheries et demander aux gouvernements africains de mettre en place des politiques durables de pêche", a expliqué Marie Suzanne Traoré, chargée des campagnes sur les océans à Greenpeace Afrique.

Elle intervenait à une manifestation organisée à Bargny dans le cadre des activités marquant la Semaine mondiale d’action contre la surpêche.
Des pêcheurs ont dénoncé à cette occasion "la surpêche" de navires étrangers dans les eaux sénégalaises.

"Nous demandons aux gouvernements ouest-africains de dérouler des actions capables de mettre les navires pratiquant la surpêche hors des eaux d’Afrique de l’Ouest. La ressource doit profiter surtout aux pêcheurs artisanaux ouest-africains", a plaidé Marie Suzanne Traoré.

"Ces bateaux mènent une concurrence déloyale avec les pêcheurs artisanaux. L’un de ces navires a beaucoup contribué à l’épuisement des stocks de petits pélagiques dont le rôle est important dans l’activité des femmes transformatrices des fruits de la mer", a-t-elle soutenu.

Le Comité local des pêcheurs (CLP) de Bargny a salué la campagne de Greenpeace contre la surpêche.

"Nous saluons l’initiative de Greenpeace. Nous avons toujours voulu qu’on entende nos doléances. (…) Nous voulons tout simplement qu’on nous donne les possibilités de le faire", a dit Assane Seck, un responsable du CLP, estimant que l’ONG leur a donné l’occasion de se faire entendre.

Il accuse les navires et les acteurs de la pêche artisanale d’être responsables de la surpêche.

"La pêche n’est plus ce qu’elle était autrefois. Les prises ne sont plus importantes (…) à cause de la surpêche, dont sont responsables les bateaux, au même titre que les acteurs de la pêche artisanale", a soutenu M. Seck.

"En mer, les bateaux montres surexploitent les ressources halieutiques. Généralement, ils s’adonnent à la capture de poissons dont ils n’ont pas besoin. Les acteurs de la pêche artisanale s’adonnent aux mêmes pratiques", a signalé Assane Seck.

Le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime doit faire rigoureusement observer le repos biologique, pour mettre fin au gaspillage du poisson, selon M. Seck, qui déplore l’usage des "mono-filaments" par les acteurs de la pêche artisanale.

Il estime que ces outils ne laissent aucune chance de survie aux petits poissons, ce qui entraîne une surexploitation du poisson.

IG/ESF/ASG

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Economie maritime-Pêches-aquaculture


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