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Gestion des aires marines : Les experts à la recherche de solutions durables




La quatrième assemblée générale du Réseau des aires marines protégées de l’Afrique de l’ouest (Rampao), qui se teint à Dakar du 14 au 15 novembre, se donne pour but de trouver les solutions durables pour garantir la protection des aires marines.

Convaincus de la nécessité de progresser sur les questions de climat et d’océans, de perte de la biodiversité marine et de mise en œuvre d’une approche écosystémique intégrée, et eu égard à la nécessité d’établir un consensus sur les options politiques entre les différents pays et intérêts, et de favoriser l’équité de celles-ci, les membres du Réseau des aires marines proposent aux Etats africains d’harmoniser leur savoir-faire en matière de protection des aires marines. En conclave à Dakar, depuis hier, pour la tenue de la quatrième assemblée générale du Réseau des aires marines protégées de l’Afrique de l’ouest (Rampao), les experts de la nature expriment leur besoin d’associer les décideurs des pays membres dans la mise en œuvre de leur politique de gestion des aires marines. Ainsi, en plus des Organisations internationales qui œuvrent pour la protection de la nature, les représentants des gouvernements de la Mauritanie, du Sénégal, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, de la Gambie, du Cap-Vert et de la Sierra Léone prennent part à la rencontre.
En effet, durant ces deux jours de rencontre (du 14 au 15 novembre), les spécialistes de la nature comptent harmoniser leurs expériences en présence de leurs partenaires pour faire avancer le programme établi par leurs pays respectifs sur les océans. Cette initiative va se faire autour de trois questions politiques majeures affectant les océans : climat et océans, perte de biodiversité marine et amélioration de la gouvernance. Ce choix s’explique, selon le président du Rampao, Mouhamed Youssouf Diagana, par le fait qu’il urge de trouver les moyens de pouvoir garantir la survie des océans. D’après lui, les océans jouent un rôle majeur dans la régulation des conditions climatiques. Et les changements des conditions atmosphériques auront des impacts profonds sur le fonctionnement des écosystèmes océaniques.
Par ailleurs, Mouhamed Youssouf Diagana soutient que le déclin de la biodiversité est un grave défi mondial, à l’instar du changement climatique. ‘Les écosystèmes nous fournissent les ressources vitales de base, notamment la nourriture, l’eau douce, le bois, les fibres, les ressources génétiques, des médicaments et des produits culturels. Ces services sont dispensés par la biodiversité, qui constitue la base des services apportés par les écosystèmes. Ils sont essentiels pour assurer et préserver les moyens de subsistance et garantissent la santé des communautés, leur sécurité et leur bien-être’, explique-t-il.
Abondant dans le même sens, le représentant du ministre de l’Environnement dira que ‘le gouvernement sénégalais est convaincu que protéger la biodiversité est rentable, comme le montre l’étude sur l’économie des écosystèmes et de la biodiversité (Teeb)’. Allant plus loin dans ses propos, le conseiller technique N°2 du ministre affirme que ‘notre dépendance vis-à-vis de la biodiversité devrait davantage inciter les acteurs à investir dans la capitale écologique et à participer de ce fait au développement du bien commun’. Selon lui, c’est en vue d’assurer la protection des aires marines que le gouvernement du Sénégal a décidé d’allouer une partie importante de ressources publiques en faveur de la création et la gestion des aires protégées, dans un contexte où les priorités sont multiples (éducation, santé, moyens d’existence, entre autres).
En guise de réponse, le président du Rampao soutient que sa structure compte soutenir la mise en œuvre d’une gestion basée sur les écosystèmes, à l’échelle appropriée, notamment, entre autres outils de gestion, par l’extension de sa couverture. Seulement, Mouhamed Youssouf Diagana estime que pour rendre pérenne ce projet, les interactions entre communauté scientifique et gouvernements doivent être renforcées par des mécanismes pour promouvoir les échanges entre scientifiques et responsables politiques.
Créer en 2007, le réseau des aires marines a pour finalité d'assurer, à l’échelle de l’écorégion marine de l’Afrique de l’ouest, le maintien d’un ensemble cohérent d’habitats critiques nécessaires au fonctionnement dynamique des processus écologiques indispensables à la régénération des ressources naturelles et la conservation de la biodiversité au service des sociétés. Le Rampao bénéficie des appuis financiers et techniques du Mava, du Wwf, de l’Uicn, de la Fiba et de Wetlands International.
Paule Kadja TRAORE
Wal Fadjri

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Développement durable


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