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GENRE ET DÉCENTRALISATION : Faible taux de responsabilité des femme



En partenariat avec l’Unifem et la direction de la décentralisation, l’Ong Ied avait mené une étude sur genre et décentralisation au Sénégal. Une cérémonie de restitution a été organisée hier.

« Dix années après son application, la politique de décentralisation continue son bonhomme de chemin dans lequel les femmes semblent être un peu écartées surtout au niveau des postes de décisions. Le Sénégal ne compte qu’une femme président de Conseil régional. Une femme maire de commune, quatre femmes maires de commune d’arrondissement et une seule femme présidente de communauté rurale ». C’est pour corriger cette disparité que l’Ong Ied, en partenariat avec l’Unifem et la direction de la Décentralisation, a produit une étude intitulée « Genre et décentralisation au Sénégal : contribution à la réforme de la décentralisation », qui veut montrer la place de la dimension genre dans la politique de décentralisation.

C’est ainsi qu’un paradoxe est noté entre le potentiel de contribution des femmes et leur faible représentation dans les instances de prises de décisions de la décentralisation. « Force est de reconnaître que dans la pratique, les femmes ne participent pas de façon pleinement égalitaire avec les hommes dans la conduite des affaires locales. Le poids démographique et économique ne se traduit pas dans leur niveau de représentation au sein des instances locales de prises de décisions », révèle l’étude. Aussi, pour renverser cette tendance, l’étude a proposé des recommandations pour une décentralisation plus inclusive. Des propositions qui touchent plusieurs aspects, juridiques, organisationnels, financiers.

Au niveau de la Constitution, l’étude propose son renforcement en faveur du genre et « un possible ajout d’une nouvelle disposition corrective allant dans le sens d’une représentation paritaire comme stipulée par l’article 9 du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif à la femme ». L’étude préconise aussi une meilleure implication des femmes dans les organes consultatifs locaux. La cérémonie de partage des conclusions de cette étude s’est déroulée hier en présence du directeur de Cabinet du ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales, du directeur de la Décentralisation, Pape Mor Ndiaye, du représentant résident de l’Unifem à Dakar et de Bara Guèye, directeur d’Ied Afrique.

Le Soleil

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