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FRUITS ET LÉGUMES : Vers la mise en place d’un système national de commercialisation



Un atelier consacré à la commercialisation des produits horticoles des fermes de l’Agence nationale du plan retour vers l’agriculture (Anreva) s’est ouvert hier à Dakar. Il devrait promouvoir la commercialisation des produits des fermes dans les circuits identifiés par les opérateurs.

Pour l’Anreva, l’ambition est d’engager des partenariats stratégiques pour la mise en place d’un système national de commercialisation des fruits et légumes. De sorte que cette rencontre d’échanges constitue, selon les organisateurs, une opportunité pour les participants, en majorité des experts en commercialisation, de discuter sur les questions relatives aux opportunités offertes au Sénégal à travers les accords commerciaux internationaux, sur la pénétration des marchés extérieur et intérieur, sur les partenariats stratégiques pour la mise en place d’un système national de commercialisation, à travers des circuits de distribution, et sur la qualité des produits agricoles. En ouvrant, les travaux, le directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture et des Biocarburants, Makane Guissé, a dit que malgré nos nombreuses potentialités (terres cultivables, importantes ressources hydriques, population jeune, etc.) l’économie agricole sénégalaise n’est pas encore à la mesure de ses atouts tant du point de vue de la satisfaction de la demande nationale que de la création de richesse pour les populations rurales. Notre pays, pour combler son déficit alimentaire, est obligé d’importer chaque année près de 800 000 tonnes de céréales (environ 45 milliards de FCFA). Au même moment, explique M. Guissé, la grande masse des jeunes ruraux qui ont délaissé l’agriculture, tente des solutions de survie à travers l’émigration clandestine. Pour mettre un terme à cette situation de crise économique et sociale, l’Etat, en phase avec la vision du président Wade et en accord avec ses partenaires, a recentré ses priorités de développement sur l’agriculture pour en faire un pourvoyeur d’emplois attractifs et une source viable d’opportunités pour les agriculteurs, mais aussi pour les investisseurs locaux et étrangers. Après avoir rappelé toutes les politiques définies dans le Dsrp, la Csa et l’Oasp, M. Guissé dira qu’avec la réalisation de l’ensemble des projets, les productions agricoles des pôles Reva seront à un niveau si important que des problèmes de commercialisation déjà connus pourraient s’exacerber et continuer d’être le goulot d’étranglement pour la rentabilité économique des pôles. Il importe d’après lui d’accompagner les options de production par des stratégies claires de valorisation et de commercialisation des produits obtenus. L’objectif de l’atelier, selon lui, est la création d’un cadre de réflexion sur la problématique de commercialisation des produits horticoles réalisés dans les fermes Reva. Pour cela, il faudra développer des procédures opérationnelles de commercialisation qui tiennent compte de la spécificité des pôles et de l’environnement de la commercialisation des fruits et légumes tant sur le marché national qu’international. M. Guissé a profité de l’occasion pour renouveler les remerciements de l’Etat à l’endroit du Royaume d’Espagne leur partenaire stratégique.

Pape Sanor DRAME
Le Soleil

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Agriculture


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