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FINANCEMENTS DE LA PROMOTION DE LA FEMME, L’Onu plaide pour une seule entité dynamique

Malgré les sommes importantes consenties dans la promotion d’égalité des sexes, l’investissement dans les femmes et les filles est toujours jugée insuffisant. Les multiples interventions entraînent un problème de ciblage des priorités surtout dans des pays comme le Sénégal. Cela a été pointé du doigt lors d’une rencontre organisée samedi dernier par le ministère de la famille. Les Nations Unies plaident pour la mise en place d’une seule entité dynamique et renforcée pour regrouper les forces dispersées.



Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, plaide pour la mise en place d’une seule entité dynamique et renforcée chargée de l’égalité des sexes. Elle regrouperait, selon lui, les ressources actuellement dispersées parmi plusieurs structures. Une initiative qui, à son avis, inciterait les donateurs à plus de générosité. Ainsi, Ban ki-moon a rappelé que cette année marque la moitié du parcourir dans la course vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement à l’horizon 2015. Il est pour une entité qui sera capable de mobiliser au niveau mondial les forces vives acquises au changement et de susciter de meilleurs résultats dans les pays. Ce qui, à son avis, « servirait mieux notre cause, qui est de rendre les femmes autonomes et parvenir à l’égalité entre homme et femme partout dans le monde ».

Un postulat que, le chargé de la communication du Centre d’information des Nations Unies (Cinu) à Dakar, Alioune Loum trouve judicieux pour un pays comme le Sénégal. Venu porté le message de son secrétaire général lors de la rencontre que le ministère de la famille, de l’entreprenariat féminin et de la microfinance a organisée, le samedi 8 mars à la Chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar pour célébrer la journée internationale de la femme, Alioune Loum pense que c’est un souci des Nations Unies de revoir la mobilisation des ressources autour des financements des activités et de la promotion de la protection des droits de la femme. Un souci qui explique certainement le choix du thème : « Le financement de la promotion de l’égalité des sexes et de l’émancipation de la femme », pour la présente édition.

Selon M. Loum, « le secrétaire général des Nations Unies a remarqué que les efforts étaient plus où moins dispersés d’où la nécessité de se retrouver pour pouvoir harmoniser ». Pour illustrer cet état de fait, le chargé de communication du Cinu a estimé que l’exemple précis est celui de l’Undaf-Tambacounda. A l’en croire, cette région a été choisie du fait de son statut d’intégration qui dégage un paradoxe relatif à sa population très pauvre malgré les ressources naturelles dont regorge la zone. « On a vu que chaque agence investissait dans le même domaine. Concernant le Sida, par exemple, on trouve le Pnud, l’Unicef, l’Oms et d’autres partenaires comme la Banque mondiale… Et chacun y va de son côté. Ce qui fait désordre et on a senti le besoin d’harmoniser ». M. Loum de rappeler que le Sénégal est l’un des rares pays à abriter autant d’organes du système des Nations Unies qui tous œuvre dans la promotion économique du pays mais également dans les domaines du maintient des filles à l’école, la lutte contre le Sida, la lutte contre l’analphabétisme... De l’avis du chargé de la communication du Cinu à Dakar, « le recentrage des efforts va permettre de voir les résultats et de pouvoir comptabiliser tout l’argent dépensé et éviter les répétitions ». Pour impulser cette dynamique de recentrage, M. Loum avance qu’au niveau du Sénégal, aujourd’hui, le système des Nations Unies représenté par l’Undaf, autour de ce qui est appelé « équipe pays », est en train de se réorganiser pour aller dans la même direction.

La responsabilité des Nations Unies engagée

Cette situation de désordre n’exclut pas tout de même le Système des Nations Unies. Au niveau des agences présentes à Dakar, il est noté, par exemple que l’Unifem a un volet protection de la femme où on trouve à côté l’Oms qui fait la lutte contre la Sida.

Ainsi, Ban ki-moon, dans son discours, reconnaît qu’au sein de l’organisation internationale, il est opportun de mieux rapporter les ressources aux besoins. « Les moyens disponibles pour intégrer la problématique de l’égalité des sexes doivent avoir un caractère plus durable et plus prévisible, notamment au niveau des régions et pays ». Pour changer réellement la donne, le secrétaire général des Nations Unies, est d’avis que « les mécanismes de promotion de l’égalité des sexes doivent disposer de ressources à la mesures des défis à relever ». Dans l’optique de la mise en place devant regrouper toutes les forces, Ban Ki-moon demande instamment aux Etats membres de faire preuve de volonté politique pour mener à bien les consultations sur cette question.

Sud Quotidien

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