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Elevage : Faire de l’insémination artificielle une priorité pour réduire la facture des produits laitiers



L’Ecole inter-Etats des sciences  et médecine vétérinaires (Eismv) de Dakar accueille,  depuis hier, un séminaire régional sur « la valorisation de la recherche sur l’insémination artificielle en Afrique de l’Ouest». L’objectif est de partager les résultats et les expériences en matière  d’insémination artificielle (Ia) dans la sous-région. C’était l’occasion pour le ministre de l’Elevage d’appeler en faveur du développement de l’Ia afin de réduire la facture laitière.

Le ministre de l’Elevage, Aminata Mbengue Ndiaye, a réitéré la nécessité de faire de l’insémination artificielle une priorité, afin de pouvoir réduire la facture des importations de produits laitiers. «La quasi-totalité de nos Etats dépense beaucoup de devises pour importer du lait et ses produits dérivés. Nous devons relever, le plus rapidement possible, le défi de l’augmentation de la production pour réduire notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur », a déclaré, hier, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage, lors d’un séminaire régional sur le thème : « La valorisation de la recherche sur l’insémination artificielle en Afrique de l’Ouest ». Devant la montée vertigineuse de la facture des importations de produits laitiers,  estimée à plus de 60 milliards de FCfa pour le Sénégal, ainsi que les faibles productions notées chez les races locales, l’option d’améliorer leur potentiel génétique  laitier a été prise. Seulement, selon le ministre, en dépit d’un investissement de 7,7 milliards de FCfa, sur le plan technique, les résultats restent plus que mitigés. « Seul environ le cinquième de l’objectif, soit 107.159 vaches, a été inséminé dans le cadre du Programme de développement de la filière laitière locale (Prodelait) », a expliqué Aminata Mbengue Ndiaye.

Développer l’insémination artificielle
A l’image du Sénégal, l’insémination artificielle (Ia) n’a pas encore connu un véritable  essor dans  beaucoup de pays de la région.  Même si notre pays figure parmi les pionniers dans le domaine de l’insémination artificielle bovine, beaucoup reste encore à faire. C’est conscient de cette situation que les acteurs de ce secteur tiennent ce séminaire. L’objectif de ce séminaire de trois jours est de chercher à partager les résultats de la recherche et d’expériences en matière d’Ia dans la  sous-région, d’identifier les contraintes de sa vulgarisation. Aussi, les acteurs chercheront-ils à définir des nouvelles orientations et approches, à identifier les besoins de formations des acteurs de terrains, mais également à mettre en place un réseau d’échange entre les acteurs de l’Ia de l’Afrique de l’Ouest. « L’insémination artificielle est un moyen de diffusion, dans les élevages, du progrès génétique par la voie mâle. Elle s’inscrit dans un programme global de maîtrise de la reproduction et d’amélioration génétique des cheptels », a indiqué Louis Joseph Pangui, le directeur de l’Eismv.
Sa « mise en œuvre et son développement  à  grand échelle exigent la mise au point de nombreuses techniques  en ce qui concerne les mâles et les femelles ». Par ailleurs, Aminata Mbengue Ndiaye a invité les séminaristes à  associer les éleveurs. « La production laitière reste un domaine complexe. C’est pourquoi je vous recommande d’associer pleinement les éleveurs, qui sont les principaux acteurs de toutes ces initiatives », a-t-elle laissé entendre.

Ibrahima BA
Le SOLEIL



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