Recherche

ELEVAGE - PREVENTION CONTRE LES MENACES DE PANDEMIES EMERGENTES LE SENEGAL ET LE MALI CONCOCTENT UN PLAN D’ACTION 2015-2019



Des experts sénégalais et maliens, sont réunis à Dakar depuis avant-hier, lundi 30 mai et ce, pour deux jours, pour concocter un plan d’action stratégique de 5 ans. Ce plan quinquennal devrait permettre de construire et de renforcer les capacités de base en santé animale pour détecter précocement et riposter rapidement aux crises des maladies émergentes qui menacent les santés animale et humaine.

Un atelier de deux jours ouvert avant-hier lundi 30 mai à Dakar, a réuni des experts sénégalais et maliens, représentants des ministères de l’Elevage, de la Santé, et de l’Environnement des deux pays autour de la problématique: «Consultation nationale pour la formulation de la composante Fao du programme de menaces de pandémies émergentes (Ept-2)/ de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) en Afrique de l’Ouest et centrale». Durant ces deux, il a revenait à ces spécialistes des questions de diagnostic et de riposte aux épidémies des maladies animales de discuter de l’approche technique de la FAO pour le volet Surveillance Ebola et des autres filovirus de la composante FAO du Programme EPT-2, d’une part. Et, de l’autre il s’agit d’élaborer un plan de travail pour le Sénégal et le Mali, d’identifier les partenaires potentiels du programme au niveau national, régional et international et de discuter des modalités de réalisation des activités de diagnostic.

Financé à hauteur de 39 milliards de F Cfa, soit 60 millions dollars US, ledit programme d’une période de 5 ans (2015-2019) couvre plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et du Proche-Orient. Les pays concernés sont l’Afrique du Sud, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, l’Ethiopie, le Ghana,la Guinée, le Kenya, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Sénégal, la Sierra Leone, le Soudan, la Tanzanie, le Tchad et le Togo.

Selon Vincent Martin, Représentant résident de la FAO au Sénégal, «la composante FAO du Programme EPT-2 travaillera à l’interface homme animal. Elle contribuera à une meilleure compréhension des facteurs favorisant l’apparition de ces maladies, le franchissement de la barrière d’espèce, la propagation et la persistance des pathogènes ainsi qu’à une meilleure compréhension des dynamiques de transmission des pathogènes nouveaux ou émergents dont celui de la maladie à virus Ebola et celui de la grippe aviaire», a-t-il dit.

Madame la ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye dira: «dans un monde en perpétuelle mutation et dans un contexte de globalisation des échanges, les changements climatiques et de comportements humains ainsi que les contacts entre les animaux et l’homme multiplient les risques de dissémination des pathogènes favorisant ainsi la résurgence de zoonoses à l’échelle mondiale, l’exigence de la surveillance, de la prévention, et du contrôle coordonnée des maladies à fort impact sanitaire et économique à l’interface homme animal s’impose de droit pour circonscrire les risques aux conséquences incalculables», a-t-elle expliqué.

Sud quotidien

Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte
Lu 199 fois
Elevage


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
1 2 3 4
Inscrivez-vous.entrez votre email pour garder le contact car nous avons besoin de vos avis et suggestions.merci d'avance