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Développement économique : Une meilleure participation des femmes souhaitée



Pour marquer à leur façon la Journée internationale de la femme, Amnesty international et la Fondation Konrad Adenauer ont organisé deux panels, le week-end dernier. Le premier était axé sur « genre et développement » ; et le second sur « genre et droits humains ». Cette manifestation s’est déroulée en présence de Mme Awa Ndiaye, ministre de la Famille de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance.

Dans un pays où les femmes représentent près de 52 % de la population, elles doivent être prises en compte pour impulser le développement. C’est pourquoi, de l’avis de Mme Awa Ndiaye, ministre de la Famille, une telle exigence, va de pair avec celle du président Wade de « faire du Sénégal un pays émergent, sans discrimination, où les hommes et les femmes auront les mêmes chances de participer au développement et de jouir des bénéfices de sa croissance ».

Mme Awa Ndiaye, s’exprimait, le week-end dernier, au cours d’un panel organisé à Dakar par la Fondation Konrad Adenauer et Amnesty International.

Sur la même lancée, Mme Yacine Dieng Fall, présidente de la commission femme à Amnesty international, a expliqué toute la logique d’une bonne participation des femmes dans le développement du pays. Pour elle, « les femmes continuent de payer un lourd tribut ; ce qui est un frein au développement endogène ». Cependant, « les défis face au développement sont multiples en ce début du troisième millénaire et interpellent toutes les femmes ».

Durant les panels, le concept de genre a été expliqué sous toutes les approches par la sociologue Fatou Sow Sarr, directrice du laboratoire « genre » de l’Ifan et le Pr. Amsatou Sow Sidibé de l’Ucad. Pour Mme Fatou Sow Sarr, dans certaines localités, surtout rurales, les femmes, du fait de leurs occupations ménagères, ne peuvent participer à une activité productrice. « Elles sont souvent prises entre les champs, la recherche de l’eau et du bois de chauffe, ou les travaux ménagères », regrette-t-elle. Ainsi, le pouvoir de décision est toujours dévolu aux hommes, surtout quand il s’agit des travaux champêtres. Parmi ces femmes qui effectuent, selon Mme Sarr, « la quasi-totalité des travaux champêtres, seulement 14% d’entre elles ont accès à la terre, et 11% peuvent bénéficier des intrants agricoles et de l’eau ».

A cause de leur nombre important, ces femmes qui deviennent actives dès leur mariage, doivent participer de manière quantitative au développement de notre pays.

Le Soleil

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