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Création d'emploi : Les faiblesses de l’agriculture à l’origine du désintérêt des jeunes pour le secteur



L’agriculture renvoyant à la pauvreté au Sénégal, le directeur de l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida), El Hadji Malick Sarr, trouve normal que les jeunes fuient ce secteur.

Selon le Directeur de l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida), El Hadji Malick Sarr, la non attractivité du secteur agricole pour les jeunes diplômés s’explique par un manque d’équipement, une faible pluviométrie et un maigre rendement. Il s’exprimait, hier, au cours d’une conférence autour du thème : Insertion professionnelle des jeunes diplômés : quelles perspectives. « Quand des métiers renvoient à une situation de pauvreté, quoi de plus normal que les jeunes n’aient pas pour ambition de s’installer dans cette activité », a dit M. Sarr. Pour que les jeunes diplômés puissent s’installer dans l’activité agricole, il faut changer de paradigmes et faire en sorte que les exploitations agricoles puissent êtres attractives, préconise-t-il. Cette conférence organisée par l’Anida, en collaboration avec la Faculté des sciences et techniques (Fst) de l’Ucad, a été l’occasion, pour les experts, d’échanger sur les difficultés liées à l’insertion des jeunes diplômés dans le secteur agricole et autres activités annexes. Pour El hadji Malick, directeur de l’Anida, le fait que l’agriculture ne soit plus un secteur attrayant pour les jeunes diplômés s’explique par le développement d’autres filières. Selon lui, plusieurs caractéristiques marquent les exploitations agricoles au Sénégal. Il cite le temps d’occupation, qu’il a jugé « très faible » car, a-t-il soutenu, la plupart des exploitations agricoles sont adossées à la pluviométrie. « Travailler entre trois et quatre mois en saison de pluies ne signifie pas grande chose en terme de capacité de production », a relevé M. Sarr. il estime que les exploitations dépendant de la pluie sont très vulnérables. De l’avis du président de l’Anida, les différentes cultures au Sénégal sont à des niveaux de rendement qui sont largement en deçà du potentiel agronomique. En donnant l’exemple de la production du maïs, M. Sarr cite le cas de l’Egypte qui, selon lui, produit 10 tonnes à l’hectare, là où le Sénégal réalise une tonne à l’hectare. Cependant, il souligne qu’il n’y a que quelques spéculations où notre pays parvient à avoir un niveau de rendement qui soient acceptables. Ces rendements, ajoute-t-il, expriment, dans une certaine mesure, la productivité agricole. A ces difficultés s’ajoute le niveau d’équipement des exploitations agricoles qui reste très vétuste.

Abdou DIAW
Le Soleil

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Agriculture


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