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Atelier sur le devenir des IMF non affiliées à Saint-Louis : Les acteurs prônent la professionnalisation du secteur



Le Quai des Arts a abrité pendant trois jours, un atelier sur le thème « le devenir des Institutions de micro finances (IMF) non affiliées de la région. Ce forum, qui a réuni les différents acteurs du secteur et aussi des banques, a permis la consolidation du dialogue entre tous les offreurs de services financiers. Mais l’accent a été particulièrement mis sur la professionnalisation du secteur.

Saint-Louis - Pendant trois jours, tous les acteurs des IMF, les banques et tous ceux qui font des financements sociaux, se sont réunis pour discuter sur le devenir des IMF et ont essayé d’apporter des solutions. Dans sa communication, Tafsir Mbaye, Directeur de la micro finance, a beaucoup insisté sur la lettre de politique sectorielle de la micro finance, mais aussi les axes dégagés tels que l’amélioration du cadre juridique, la diversification de l’offre, le renforcement de l’articulation banques/IMF et la consolidation des acquis institutionnels. Mieux, les IMF se sont fixées comme défis majeurs, la mise en place d’IMF viables et pérennes, la professionnalisation du secteur et aussi l’avènement d’une inclusion financière.

M. Mbaye est largement revenu sur la nécessité de promouvoir davantage le secteur en insistant largement sur le volet professionnalisation. « Il faut noter qu’au début, l’initiative avait fait tâche d’huile. Certaines structures étaient mises en place mais ne réunissaient pas toutes les conditions nécessaires. C’est fort de ce constat que l’Etat, en rapport avec les partenaires, s’est engagé à les appuyer avec un programme de renforcement de capacités, mais surtout de développement de nouveaux outils de gestion. C’est une préoccupation que nous entendons prendre en charge en rapport avec des programmes de cette nature », a-t-il expliqué. Concernant les questions relatives au statut des salariés, Il n’a pas manqué de préciser que le ministère des Finances, dans le cadre de l’instruction de l’agrément, insiste beaucoup sur le profil de ces employés. Car, estime-t-il, « il faut bien veiller à la sécurisation des opérations, mais aussi à la protection des épargnants. Ces précautions permettront de maintenir un niveau de suivi du secteur satisfaisant pour ne pas compromettre l’objectif de mettre en place des structures viables, mais autonomes sur le plan financier ». M. Mbaye a précisé que les IMF continuent d’assurer leur mission sociale, qui est fondamentale. « Les IMF ont la vocation première d’assurer un niveau de rentabilité satisfaisant, parce que si l’institution ne parvient pas à assurer sa viabilité sur le plan financier, il est certain que son avenir risque d’être compromis et delà, ne permettra pas à assurer sa vocation sociale », a-t-il tenu à préciser, avant d’encourager le regroupement des institutions, qui permet de créer des synergies, de renforcer et de créer des possibilités de solidarité à tous les niveau, surtout sur le plan de la professionnalisation. Aujourd’hui, les IMF se portent bien et un rapport global du secteur produit récemment, montre un niveau d’accroissement de 25°/° de tous les indicateurs. « D’une année à l’autre, on constate que des efforts assez satisfaisants ont été entrepris et réalisés. Ce qui est signe de vitalité dans le secteur qui est parfaitement encadré par une politique de l’Etat, partagé au niveau des autres acteurs », a-t-il indiqué.

Pour Moustapha Guèye, le coordonnateur d’Aquadev en Afrique de l’ouest, un partenaire stratégique, cette rencontre est positive à tout point de vue. « On a presque atteint tous les indicateurs que nous avions au début. Sur les quinze que nous avions choisis, il n’y a que deux qui traînent. Mais il nous reste huit mois pour continuer à appuyer ces IMF, les professionnaliser pour que demain, si Aquadev n’est plus là, elles puissent continuer à développer la micro finance dans la région », a-t-il indiqué. Pour leur part, les différents acteurs ont mieux maîtrisé l’information et les impayés dans le secteur, l’impératif de couvrir les besoins financiers par les ressources adéquates, les besoins d’intensifier les actions de formation mais aussi d’obtenir des subventions pour aider les IMF. Ils ont par ailleurs lancé une invite aux autorités pour une meilleure couverture géographique du territoire tout en assurant la cohérence dans ses organes. Au-delà de la nécessité d’anticiper les conflits d’intérêt, une bonne et large vulgarisation de la réglementation, l’accent a été largement mis sur la question du profil des dirigeants, notamment le personnel technique. C’est ainsi qu’il a été demandé une grande amélioration du professionnalisme.

Le Soleil

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MICRO-FINANCE


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