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Absorption des crédits extérieurs : des experts gouvernementaux indiquent la voie à suivre



Dakar, 6 avr (APS) - Le directeur de la dette et de l’investissement du Sénégal, Mamadou Faye, a souligné la ‘’nécessité d’une synergie’’ pour satisfaire les conditions d’une absorption entière des crédits des partenaires au développement et garantir la qualité d’exécution des projets et programmes mis en œuvre dans le pays.

‘’L’absorption des crédits est une question très complexe liée à plusieurs facteurs’’, a indiqué M. Faye qui s’exprimait lundi à Dakar, en marge de la cérémonie de lancement du Rapport annuel sur l’absorption des crédits sur ressources extérieures (RARE), au titre de l’exercice 2007.

Le coordonnateur de la Cellule d’appui à la mise en œuvre des projets et programmes (CAP) a noté une conclusion du rapport qui invite à ‘’jeter les bases d’une réflexion continue autour de la problématique de l’absorption des crédits sur ressources extérieures avec une feuille de route visant à lever progressivement les obstacles identifiés’’.

De manière générale, a précisé Bakary Signaté, le taux d’exécution budgétaire se situe à 72%, le taux d’absorption globale à 38% et le taux d’absorption spécifique à 15%, alors que l’âge moyen du portefeuille est en deçà de deux ans (1,712 an).

Le rapport a ciblé trois partenaires multilatéraux, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et le système des Nations unies (PNUD, UNFPA, PAM et UNICEF) ainsi que trois partenaires bilatéraux, l’Agence française de développement, le Fonds koweïtien et l’USAID (Etats-Unis).

Correspondant à 113 projets et programmes, l’échantillon représente 52% du volume financier total en 2007. Parmi les critères choisis ceux-ci ont été déterminants : le volume financier du portefeuille, le statut du partenaire (bilatéral ou multilatéral), le domaine de concentration, le mode d’exécution et la situation géographique.

Néné Ndiaye Dieng Mboup Dieng, directrice de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, a relevé, parmi les facteurs impactant négativement l’évolution du portefeuille financier soumis à étude, un risque qui ‘’influe négativement sur le comportement du taux d’absorption des crédits sur ressources extérieures’’.

‘’Certains facteurs tels que le faible niveau de compétence du personnel, la complexité des procédures des partenaires et l’instabilité et/ou l’ancrage institutionnel des projets et programmes peuvent retarder l’exécution des activités et donc, le rythme des dépenses’’, a-t-elle déclaré lors de la rencontre de présentation du rapport annuel.

‘’Une modalité d’exécution, fortement décentralisée et responsabilisant la partie nationale, assortie d’un suivi rapproché dans l’exécution des activités favorise l’accroissement des dépenses et par conséquents, une meilleure absorption des crédits’’, a estimé Mme Dieng.

Ainsi les partenaires au développement sont également appelés à poursuivre la réflexion sur la décentralisation des centres de décisions et à veiller au respect des principes de la Déclaration de Paris, en particulier ceux concernant l’harmonisation et l’alignement.

Ces bailleurs de fonds sont conviés à veiller à une harmonisation des données générées par le partenaire et la partie nationale sur l’exécution financière des projets et programmes et à apporter des réformes sur les avis de non objection et les conditions suspensives.

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Economie-Finances


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