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ASSOCIATION NATIONALE POUR LA PROMOTION DE LA FEMME Plus de 8 milles femmes et filles formée dans 25 centres ménagers



L'Association nationale pour la promotion de la femme (ANPF) a tenu ce vendredi 5 avril 2013 à Poponguine sa 18ième assemblée générale. Elle a été créée en octobre 1994 pour mettre en œuvre les directives et orientations pastorales de la Conférence des Evêques du Sénégal concernant l'application et le rayonnement de la charité chrétienne en matière de promotion de la femme.

L’assemblée générale de cette association a regroupé l’ensemble des sept diocèses du Sénégal qui couvre les 14 régions. L’ordre du jour était «la présentation des rapports d’activité de chaque localité dans la lutte pour la promotion de la femme dans toutes ses dimensions, et les souhaits à formuler pour l’avenir».

Selon la Sœur Viviane Marie Akolie Demba, Secrétaire générale de l’ANPF qui a présenté son rapport annuel, «il s’agit d’une réunification des diocèses autour d’un objectif commun qui consiste à bâtir une action solide bien structurée au sein de l’Eglise catholique pour une amélioration des conditions de vie des femmes. L’ANPF s’évertua à redéfinir le rôle de la femme afin de la remettre à la place qui doit être la sienne dans la société. Pour ce faire, l’ANPF s’engage dans une lutte farouche contre la pauvreté, l’ignorance et l’exclusion. L’association, qui intervient sur l’étendue du territoire national ne fait aucune discrimination de race, de religion, d’ethnies, d’appartenance politique, sociale, etc.»

L’association a pour cible les jeunes filles qu’elle regroupe à travers des centres ménagers où elles bénéficient d’une formation en couture, cuisine, teinture… et les femmes à travers les groupements. Les coordinatrices et monitrices soulignent être très satisfaites des opportunités que leur à offertes l’ANPF à travers les financements (pour les femmes) avec des formations à l’appuie pour les aider à lutter contre la pauvreté sous toute ses formes.

L’association compte aujourd’hui 25 centres ménagers ou de promotion féminine qui encadrent 2600 apprenantes grâce au dévouement de 65 formatrices essentiellement constitués de directrices et de monitrices. Elle enregistre aussi en moyenne 275 groupements de femmes dont le nombre d’adhérentes est de 8712 femmes, un nombre qui ne cesse d’augmenter.
Le but de l’association est d’aider la femme et la jeune fille à réaliser pleinement sa vocation d’épouse, de mère et de citoyenne par la connaissance et l’utilisation responsable de ses droits et obligations au sein de la famille et de la nation.

Elle contribue aussi à l’épanouissement de la femme et de la jeune fille par la promotion d’activités socio-économiques et culturelles, d’alphabétiser les femmes et de les former afin d’accroître leurs capacités pour améliorer les conditions de vie de la famille. Enfin l’ANPF se fixe également comme objectif d’assurer la formation continue du personnel d’encadrement en fonction des besoins des groupements et des centres pour lesquels il œuvre d’une part, à la création éventuelle de groupements et à l’ouverture de centres d’autre part.

Pour réaliser tous ces souhaits, l’ANPF a pu décrocher un projet qui lui a permis de financer certains groupements qui ont bénéficié de formations de groupe et personnelle pour travailler et lutter contre la pauvreté. Ainsi, selon les rapports d’activités, Ziguinchor a pu former 65 groupements de femmes sur la préparation du savon ordinaire, de détergent, la transformation des fruits…. En plus de cela Kolda a partagé comme activité la transformation des céréales locales, la réalisation de micro crédit, d’épargne crédit et petit commerce.

De même, les Saint-Louisiennes ont relevé avoir bénéficié d’une formation en sérigraphie, teinture, Thiès, Tambacounda Dakar et les autres localités ont également partagé leurs réalisations en eau de javel, teinture, savonnerie…Toutes ces formations sont faites pour aider les femmes de toute races, ethnies et religion confondues à créer personnellement des activités génératrices de revenues.

Cependant s’il est vrai que ces filles et femmes expriment devoir beaucoup (reconnaissance) à l’association, elles n’ont pas manquées de déplorer que le diplôme délivré dans le cadre de la promotion féminine n’est pas reconnu par l’Etat. Quant aux femmes des groupements, elles soulignent avoir beaucoup reçues en formation mais le manque de financement pour l’achat de certains matériels pour le travail pose problème. Un appel est alors lancé à l’Etat du Sénégal pour l’obtention de financement pour les aider à réaliser leurs activités car l’association ne peut pas tout faire.

Auparavant la Sœur Marie Noëlle Tendeng, de la Congrégation du Bon Pasteur et déléguée de la Conférence des Supérieures Majeurs du Sénégal (COSMAS), les premières responsables de cette association, a souhaité la bienvenue à toutes les femmes de l’association venues de toutes les localités du pays.

Jeannette BASSENE
Sud Quotidien

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