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AGENCE NATIOANLE DE LA MAISON DE L’OUTIL : La formation-insertion pour lutter contre la pauvreté

Dans la ligne directrice des objectifs généraux de la réforme de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (ETFP), ayant pour mission d’accroître le taux de qualification professionnelle et technique et mettre sur le marché du travail des ressources humaines qualifiées, l’Agence nationale de la maison de l’Outil (ANAMO) ambitionne de réduire la pauvreté par la formation et l’insertion des jeunes. Après la nomination de son directeur général, M. Mor Seck, ses membres ont été choisis et 36 maisons déjà ouvertes à travers le pays.



L’idée est de « renforcer le dispositif déjà mis en place par le Ministère de l’ETFP pour le rendre plus performant, en impliquant des centres de qualification et de production partout au Sénégal ». L’ANAMO a pour mission essentielle de « lutter contre la pauvreté à travers la formation-insertion des jeunes, particulièrement ceux du monde rural, dans plusieurs corps de métier. Dans la logique du décret portant création de l’ANAMO, le conseil de surveillance de la nouvelle agence a été installé le 04 mars dernier à Dakar. D’une importance capitale dans le dispositif institutionnel de l’Agence, le Conseil de surveillance, présidé par le banquier Abdoulaye Chérif Aïdara, est appelé à superviser et assurer le suivi des activités de l’Agence en vue de l’atteinte des objectifs. En outre, il doit s’assurer que les engagements souscrits par la DG sont bien respectés et que les règles de bonne gestion administratives, comptables et financières sont appliquées avec rigueur. Enfin, le Conseil apprécie le niveau de réalisation des indicateurs contenus dans le contrat de performance. Déjà, trente-six (36) Maisons de l’Outil ont été construites à travers le pays, notamment dans les régions de Tamba, Thiès, Fatick, Kolda, Saint-Louis et Matam. Leur originalité réside, selon le président du conseil de surveillance, « dans leur caractère multifonctionnel ». Car, « les activités de formation combinées aux équipements et outils mis à la disposition des apprenants en feront des vecteurs de compétences mais également des centres-ressources », dira M. Aïdara. Pour sa part, le Directeur général de l’ANAMO, a rappelé les défis de l’Agence dont il préside aux destinées : « Etendre le champ de la formation professionnelle à l’apprentissage traditionnel qui ne doit plus être considéré comme un lieu de recyclage des déperditions scolaires ou des exclus mais comme un dispositif structuré selon les principes de la formation alternée et qualifiante », dira-t-il. Ainsi s’agira-t-il d’intégrer les apprentis « actuellement privés de toute reconnaissance de compétences acquises dans l’atelier artisanal » dans un système de qualification et d’accompagnement qui leur permettra à terme d’une part de certifier leurs compétences et d’autre part de monter et conduire des activités génératrices de revenus.

Mansour NDIAYE
L'Office

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