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33e SESSION DES GOUVERNEURS DU FIDA : Plaidoyer pour une meilleure aide à l`agriculture rurale



La 33ème session des gouverneurs du Fonds international pour le développement de l`agriculture (Fida), qui a pris fin jeudi à Rome, entend jouer davantage un rôle actif et cohérent dans la réalisation des efforts de la communauté internationale pour aider les petits agriculteurs et spécialement les femmes.

ROME - « Le Brésil est parvenu à réduire la pauvreté rurale ces dernières années. Pourquoi ne pourrait-on pas le faire en Afrique ? », s`est interrogé, à Rome, le président du Fonds international pour le développement de l`Agriculture (Fida), le Nigérian, Kanayo F. Nwanze.

Au cours d`un point de presse, tenu conjointement avec le Premier ministre tanzanien, en marge de la 33e session des gouverneurs de cette institution affiliée à la Banque mondiale, qui s`est achevée hier dans la capitale italienne, Kanayo F. Nwanze a affirmé que 500 millions de petits agriculteurs nourrissent un tiers de la population mondiale.

Parmi ces petits agriculteurs, les femmes produisent 80 % des aliments dans le monde. Elles assurent ainsi le développement de la famille, la scolarisation des enfants, améliorent leur état de santé, etc. Ainsi, le président du Fida a plaidé en faveur d`une meilleure aide pour le développement de l`agriculture rurale et un investissement sur les femmes, plus rentable.

Soutenant que la sécurité alimentaire demeure très présente au cœur des projets du Fida, M. Kanayo F. Nwanza dit avoir reçu l`engagement de plusieurs bailleurs de fonds, dont l`Union européenne, la Banque mondiale, ainsi que les promesses de l`Espagne, des Etats-Unis et du Canada. Durant son mandat à la tête du Fida, M. Nwanze entend pousser l`institution onusienne, chargée du développement de l`agriculture, à réaliser tous ses engagements, relever les qualités de ses projets et accroître la présence auprès des petits agriculteurs pour faire avancer les économies locales.

Evoquant la situation de l`agriculture en Afrique, M. Nwnaze rappelle qu`en 2008, huit pays du continent s`étaient engagés, lors de la rencontre de Maputo en 2008, à lui consacrer 8 % de leur budget national.

En citant des exemples d`initiatives agricoles réussies au Ghana, en Ouganda, à Sao Tomé et Principe, il a rappelé que le Nigéria reçoit le plus gros investissement du Fida en Afrique de l`Ouest et que, malgré tout, le géant africain a encore besoin d`un engagement au plus haut niveau.

« Il y a encore des progrès à faire en Afrique. Il faut de l`aide, oui, mais il faut savoir bien l`utiliser. L`aide doit compléter nos propres efforts. Il se pose un problème de volonté d`un gouvernement », a soutenu le Premier ministre Tanzanien, Mizengo P. Pinda.

Hier, au cours d’un panel sur la « Gestion des ressources naturelles en Afrique subsaharienne », la formation et l`éducation des populations ont été préconisées pour le reboisement et la plantation d`arbres. Selon plusieurs ministres africains, présents à ce panel, on ne peut parler de gestion des ressources naturelles sans évoquer l`avancée et de dégradation des sols. Mohammed Béavogui, directeur de Fida Afrique de l`Ouest et du Centre, a appelé à un investissement dans la gestion des ressources naturelles, pour soutenir l`agriculture durable. Les panélistes se sont accordés tous pour admettre que le chemin à parcourir pour développer l`agriculture en Afrique subsaharienne et vaincre la pauvreté est encore long...

Omar DIOUF (Envoyé spécial)
Le Soleil

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