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TOUBACOUTA / PROGRAMME DE RESTAURATION DE LA MANGROVE DANS LE DELTA DU SALOUM Le ROPEM pour une nouvelle alternative aux activités précédentes



Dans le cadre de la lutte contre la dégradation de l’écosystème, et de l’intervention sur la réserve de biosphère du Delta du Saloum et de la petite côte, le Réseau des organisations pour la protection des écosystèmes de la mangrove (Ropem) vient depuis quelques temps en appui aux organisations communautaires de base, les premières à se saisir du programme spécifique à la lutte contre la dégradation du système environnemental dans cette partie du pays.

La visite effectuée le week-end dernier à Toubacouta, localité située à environ une soixantaine de kilomètres de Kaoloack, a permis de se rendre compte que les menaces écologiques dans cette partie du Delta du Saloum ont fortement baissé du fait de la touche apportée par les populations locales en matière de reboisement et reconstitution du système écologique.

Sur plusieurs kilomètres déjà, la végétation commence à reprendre forme pour ne pas dire son lustre d’antan, sur tout le long du littoral situé en bordure des affluents et autres cours d’eau traversant la zone. Même si beaucoup d’efforts restent encore à faire dans le programme de restauration des 334.000 hectares dont les 76.000 ha sont depuis 1976 érigés en parc national, l’arrivée sur le terrain du Ropem constitue pour les populations locales, un moyen de restaurer les poches restant de leurs activités menées au préalable.

Ce réseau qui regroupe aujourd’hui la majorité des organisations communautaires de base installées dans les communautés rurales de fimela, Djilass, Bassoul, Toubacouta, Palmarin, Diouroup et Dionewar, a pour mission d’appuyer les activités de restauration de la mangrove dans les zones dégradées entreprises dans le passé par les populations, et cela, dans le cadre des différents programmes d’intervention financés d’abord par l’Uicn (Union mondiale pour la conservation de la nature), ensuite par le Projet de micro financement du Fonds pour l’environnement mondial (Pmf/Fem) et tout récemment par l’Usaid avec le projet « Woulanafa ». Aussi, le réseau encadre ses membres dans la réalisation des nouveaux projets initiés dans le cadre du programme Pmf/Fem et dont ils sont les principaux bénéficiaires et les appuie dans l’élaboration des rapports proportionnels à leurs différentes activités.

C’est en effet tout un programme qui vise non seulement la sauvegarde de la réserve de biosphère du Delta du Saloum (Rbds) et ses environs, mais qui entre surtout dans le cadre de la lutte contre la pauvreté dans cette partie du Sénégal caractérisée par sa diversité ethnique, et le besoin de ses communautés de se servir régulièrement des ressources naturelles en place. La forte poussée démographique constatée les années passées et le besoin des populations de disposer des habitats et des terres arables, parmi tant de facteurs, a surtout à l’origine de cette dégradation large de la réserve, mais également de la disparition progressive de certaines espèces végétales et animales dans notre écosystème d’une manière générale.

Pour le Ropem, il s’agit aujourd’hui de faire face à l’ensemble de ces contraintes environnementales, économiques et sociales avec l’appui de ses partenaires. Du reste c’est que ce l’on a pu observer dans le village de Dassilamé Sèrère situé à 4 km au Sud Ouest de Toubacouta où les populations sont à 90 % de réussite, concernant cette seconde année de leur programme de reboisement.

A Soucouta, quartier situé sur la périphérie Ouest de Toubacouta, le projet de renforcement de la mangrove et de promotion de moyens d’existence durable (Prmpme) a aussi enregistré des résultats positifs. Le Gie « Boga Yiiff » qui poursuit les activités de ce projet dans la localité de Soucouta a même dépassé les prévisions, car, au lieux des 200.000 propagules, aux 5000 pieds d’Avicennia et 1000 collecteurs, initialement attendus cette année, les femmes de ce village ont réussi à planter 220.000 propagules, 6000 pieds d’Avicennia et 1000 collecteurs. Seulement, Il faut noter qu’avec l’Aviciennia elles éprouvent d’énormes difficultés, car l’espèce refuse encore de régénérer dans la zone.

Sud Quotidien

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Développement durable


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