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SALY-PORTUDAL : GESTION DE L’ENVIRONNEMENT Des hôtels à l’épreuve de la certification et de l’ecolabellisation.

Alioune Badara Diop, le préfet de Mbour, a présidé hier mercredi à Saly-Portudal, un atelier de lancement du projet ’’Système de gestion de l’environnement dans le secteur hôtelier sur la petite côte /Saly’’. Il est financé à hauteur de 230 000 dollars (environs 92 millions de FCfa) par le Fem /Pnue/Onudi, sous l’intitulé ‘’Appui à la conservation des principaux écosystèmes marins et côtiers en Afrique subsaharienne à travers la réduction des impacts environnementaux négatifs du tourisme côtier’’.



Ce projet entre dans le cadre d’un grand programme regroupant neuf pays africains dont le Sénégal (Gambie, Cameroun, Tanzanie, Ghana, Mozambique, Nigeria, Kenya et Seychelles). Les cinq premiers hôtels de Saly ciblés sont Téranga, Filaos, Palm Beach, Lamantin Beach et Boungainvillées. La rencontre a vu la participation du directeur adjoint de l’Environnement Ernest Dione et celle de la coordinatrice du projet Sokhna Sy Diallo, chef du service régional de la subdivision de l’environnement et des établissements classés de Fatick. Les réceptifs hôteliers ciblés pour la phase test ont été de la partie. Ils peuvent avoir une certification et une éco-labellisation à travers l’option d’intégrer la donne de la gestion de l’environnement et le respect des pratiques recommandées par le projet.

A en croire le préfet de Mbour, le ministère de l’Environnement s’investit à l’intégration des communautés dans la gestion de l’environnement. Les agressions des côtes et des zones littorales expliquent l’importance des efforts à faire pour la protection de l’environnement. Il trouve positif et novateur, l’atelier qui regroupe les professionnels du tourisme dans une dynamique de partage. Il a rappelé le bien fondé de cette initiative qui entre dans le cadre de la préservation des ressources du Sénégal.

Le directeur adjoint de l’environnement s’est expliqué sur l’orientation du projet qui vise le système de management de la question environnementale. De son avis, l’approche peut être globale ou parcellaire avec comme finalité une certification ou une éco labellisation. A l’en croire, cela entre dans un processus de rehausser l’image des réceptifs voulant faire de la qualité.

Boubacar Sabaly, le président du comité de pilotage du projet, a rappelé la problématique de la gestion de l‘environnement comme un élément faisant partie intégrante du produit touristique. Il en voit une normalisation qui peut apporter une valeur ajoutée aussi au produit touristique pouvant faire adhérer la clientèle touristique à cette nouvelle vision.

Babacar Sy, le coordinateur de Saly, a expliqué l’importance de la communication dans le projet. Pour lui, les données liées au nettoyage des plages peuvent contribuer à l’acquisition du drapeau et la gestion de l’environnement à celle de la clé verte fondamentale pour un réceptif qui veut faire de la qualité.

La petite côte illustre de manière parfaite la question de la gestion environnementale à travers les multiples exemples offerts. Des plages mises en valeur et exploitées de manière judicieuse à côté de zones agressées par l’exploitation ou l’extraction anarchique du sable marin. L’avancée de la mer a fini de faire subir souvent des préjudices aux investisseurs, avec la restriction des plages.


Sud Quotidien

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Tourisme et hôtellerie


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