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Restauration des sols dégradés dans le Saloum : La coopération japonaise met en jeu son savoir-faire



Mettre œuvre des mesures de restauration adéquates pour récupérer et revaloriser les sols dégradés dans les régions de Kaolack et Fatick.C’est le but du projet de renforcement des capacités des agents et des populations que vient de mettre sur pied la coopération japonaise.

Pour partager son savoir-faire avec les experts forestiers sénégalais en vue de relever le défi de la croissance économique, la coopération japonaise vient de mettre sur pied un projet de renforcement des capacités pour le contrôle de la dégradation des terres et de la promotion de leur valorisation dans les zones de sols dégradés (Codeval). Le lancement dudit projet, qui a eu lieu hier, va s’étaler sur une période de 5 ans.Cette initiative financée à hauteur de 2 milliards 500 millions par la Jica cible, en effet, les régions de Kaolack et de Fatick.

Selon Yusuke Goto, chef du projet Codeval, 20 villages, au total, sont concernés dans un premier temps. ‘Ce choix s’explique par le fait que ces villages sont plus touchés que d’autres par l’avancée du désert et la salinisation des sols’, soutient-il. Il rappelle, par ailleurs, que plusieurs projets de lutte contre la dégradation des sols ont été mis sur pied mais par manque d’agrégation des expériences, aucun de ces projets n’a atteint ses objectifs. Raison pour laquelle la gestion a été confiée à des experts ayant déjà travaillé sur le thème. ‘En dégradant globalement les écosystèmes, la désertification prive les zones les moins fertiles de services environnementaux essentiels’, estime le représentant du ministre, Ndiawar Dieng. Selon lui, une terre dégradée ne peut plus produire des récoltes, du fourrage pour le bétail ou encore de bois combustible. ‘La désertification est une forme très sévère de dégradation des sols entraînant une perte graduelle et inexorable de productivité agricole et un net déclin de la santé écologique des écosystèmes. Sous son influence, les paysages se muent en étendues lunaires sans vie, les dunes de sable empiètent progressivement sur les terres cultivables, les pâturages se dénudent et les nappes aquifères se tarissent’, soutient le représentant du ministre.

Par ailleurs, le représentant du ministre de l’Environnement a estimé que la préservation de la fertilité des sols et la protection de la base de ressources écologiques sont primordiales pour les économies fondamentalement agraires tel que le bassin arachidier dont les activités agricoles représentent 25 % à 50 % du produit intérieur brut. D’après lui, le Sénégal endure gravement ces deux fléaux. D’où le besoin d’une action urgente et concertée afin de diminuer les risques qui planent sur les populations pauvres.

Paule Kadja TRAORE
Wal Fadjri

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Développement durable


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