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Plaidoyer pour la survie de l’agriculture urbaine à Kaolack



Kaolack, 22 mars (APS) - Le coordonnateur du Centre de recherches pour la communication et le développement, également appelé centre MAMOU, Papa Maïssa Fall, a invité jeudi les autorités municipales de Kaolack (centre) à ne pas lotir les zones agricoles et espaces naturels de la commune pour favoriser la survie de l’agriculture urbaine.

SENEGAL-AGRICULTURE-PLAIDOYER Kaolack : un acteur de développement milite pour la survie de l’agriculture urbaine

"Les agriculteurs qui ont de plus en plus de mal à exercer leurs activités dans la commune sont menacés par une forte pression foncière et la disparition progressive des terres agricoles et la destruction des ressources naturelles que sont les bas-fonds, les mangroves, les mares, etc.", a-t-il relevé.

Papa Maïssa Fall s’exprimait avec l’APS sur son projet de sécurisation et de promotion des ressources agricoles familiales dans la ville de Kaolack qui a perdu durant les dernières décennies des zones de cultures maraîchères occupées maintenant par des habitations.

"La rupture engendrée dans l’écosystème du territoire communal entre autres par le lotissement et l’occupation anarchique des terres rizicoles et anciens champs, marigots, la destruction des zones de mangrove, etc. est un facteur aggravant de la situation de la ville", a souligné le coordonnateur du centre MAMOU.

Selon M. Fall, "l’unique zone de maraîchage et poumon vert qui n’a pour le moment pas complètement disparu se trouve dans le quartier périphérique de Ngane Alassane". Il a ajouté que "cette situation alarmante inquiète les 350 maraîchers et maraîchères dont 80 femmes productrices et marchandes évoluant dans ce site".

Par ailleurs, les riziculteurs de la commune sont confrontés à des problèmes liés à la réduction des terres, à la pollution des eaux et sols causée par les décharges sauvages d’ordures, le déversement des déchets de vidange des fosses septiques, a-t-il relevé, avant de souligner que 17 des 40 quartiers de Kaolack sont identifiés comme des zones d’habitation d’agriculteurs, sans compter les 5 zones en exploitation.

Toutefois, l’absence de données exactes sur la population agricole dans la commune et sur les activités agro-pastorales ne permet pas d’avoir une idée de la contribution réelle de l’agriculture dans l’économie locale, a reconnu Papa Maïssa Fall dont la structure accompagne de nombreuses organisations de producteurs.

M. Fall a également relevé que le faible accès à l’information et à la formation, le manque d’espaces et de cadres appropriés d’échanges, de même que la faible capacité d’organisation de ces regroupements de producteurs suivis par son centre créé en 1997 ont une influence négative sur leur dynamisme.

Le projet qui entend mettre à la disposition des associations existantes les moyens financiers et l’appui technique et pédagogique nécessaires pour trouver des solutions alternatives à leurs problèmes contribuer à la promotion de l’agriculture urbaine et à sa prise en compte dans les politiques de développement urbain, a dit son initiateur.

PON/BK



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