En la matière, M. Guèye relève « le crucial problème des ressources foncières en particulier, et principalement l’acquisition d’informations fiables sur les ressources du terroir, aux fins d’une amélioration des revenus financiers, et des ressources humaines des collectivités locales, et singulièrement des communautés rurales, des ressources ». A cet effet, l’expérience mise en œuvre dans la communauté rurale de Sangalcam avec collaboration avec « Manobi » est édifiante. Car, le président du conseil rural de Sangalcam a précisé à ses pairs que « la démarche a permis à l’institution qu’il dirige de se doter d’un système d’information et de gestion des ressources foncières depuis l’année 2003, avec la mise en place d’un système d’information, géographique, une cartographie numérique. Outils qui ont permis de réduire à fort taux de pourcentage les conflits fonciers ». Par conséquent il a indiqué que d’autres communautés rurales devraient tester le système pour que sa généralisation en soit effective sur l’ensemble du territoire national. Cela est d’autant plus réalisable que les 320 communautés rurales du Sénégal sont entrain de se doter d’hôtels communautaires fonctionnels. La finalité de toutes ces entreprises étant, selon Oumar Guèye, « de moderniser la gestion des affaires locales, conformément à la volonté du président Abdoulaye Wade de réduire la fracture numérique partout dans le monde. Surtout dans ce contexte où les collectivités locales aspirent à d’avantage de responsabilités, avec, entre autres, la décentralisation du Budget consolidé de l’investissement, la mise en œuvre du Programme national de développement local, avec comme porte d’entrée la collectivité locale, particulièrement la communauté rurale ».